Autoentrepreneurs : que faire en cas d’impayés ?

Comment récupérer l’argent de factures impayées quand on est autoentrepreneur ? Les explications de Frédérique David, déléguée générale de la FNAE.

Un grand nombre d’ auto-entrepreneurs négligent la mise en place de conditions générales de vente (CGV) ou d’un contrat de prestation et privilégient des factures réalisées avec un tableur ou un traitement de texte, en oubliant des mentions obligatoires très importantes qui contractualisent une prestation et offrent une sécurité en cas d’impayés.

Avant tout, il convient de sécuriser l’exécution d’une prestation en réalisant un devis auquel seront joints soit des CGV soit un contrat de prestation de service.

Dans le cadre de la prestation de service, le plus prudent est de ne commencer la prestation que lorsque le devis est retourné signé avec un acompte (un acompte de 30 % à la commande est monnaie courante).

Dans les CGV ou sur le contrat de prestation, il est conseillé de préciser les conditions de règlement que l’on retrouvera également sur le devis et la facture. Bien souvent, c’est lorsque l’on réalise une mission en urgence, en négligeant de faire signer le devis ou le bon de commande qu’interviennent par la suite les difficultés, l’auto-entrepreneur se retrouvant sans document contractuel engageant son client.

Malgré tous les efforts, le client final qui traine pour régler une facture est malheureusement un état de fait que rencontrent beaucoup d’indépendants qui se retrouvent démunis.

Quelle que soit la taille de l’entreprise, une prestation réalisée doit être réglée et les moyens de réclamer ces règlements existent. La frilosité des indépendants reflète la peur de dégrader la relation commerciale. Il ne faut pas oublier que c’est le client ou l’acheteur qui est en tort en cas de retards de paiement injustifiés.

Pénalités de retard

Les micro-entreprises sont toutes susceptibles d’être victimes de retards de paiement de la part de leurs clients. Elles sont alors en droit de leur réclamer des pénalités : la loi les oblige même à prévoir des pénalités de retard à l’encontre de leurs clients professionnels. Ces pénalités de retard doivent figurer sur les factures. (…)

Les entreprises sont libres de fixer le taux des pénalités de retard infligées à leurs clients en cas de retard de paiement. Toutefois, ce taux ne peut pas être inférieur à trois fois le taux d’intérêt légal. Lorsque l’entreprise n’a rien prévu, elle peut alors réclamer le taux d’intérêt appliqué par la Banque centrale européenne à son opération de refinancement la plus récente (taux « refi ») majoré de 10 points de pourcentage.

L’article L. 441-6 du Code de commerce précise que les pénalités de retard sont exigibles sans qu’un rappel soit nécessaire. En cas de retard de paiement, le fournisseur n’a donc pas besoin d’adresser une mise en demeure a son client pour faire courir les pénalités de retard, car celles-ci courent automatiquement dès le jour suivant la date de règlement mentionnée sur la facture ou, à défaut de mention d’une date de règlement sur la facture, dès le 31e jour suivant la date de réception de la marchandise ou d’exécution de la prestation.

Il convient de rappeler que la date de règlement figurant sur la facture ne peut excéder un délai plafond de 45 jours fin de mois ou de 60 jours nets à compter de la date de la facture. Lorsque la facture ne prévoit pas de délai de paiement, le règlement doit intervenir au plus tard dans les 30 jours suivant la date de réception des marchandises ou de l’exécution de la prestation. (…)

Mentions obligatoires

La loi oblige les entreprises à mentionner sur leurs factures le taux des pénalités de retard qu’elles pratiquent ; dans le cas contraire, l’amende peut aller jusqu’à 75 000 €. Autant ne pas jouer avec le feu, car c’est dans l’intérêt de l’auto-entrepreneur. Il faudra préciser dans les CGV les modalités d’application et leur taux. Tout manquement peut coûter cher : jusqu’à une amende de 15 000 €. (…)

Depuis le 1er janvier 2013, tout retard de paiement donne lieu, en plus des pénalités de retard, au versement d’une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement au profit du créancier. Le montant de l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement prévue au douzième alinéa du I de l’article L. 441-6 est fixé à 40 € ; elle sera due de plein droit et sans formalité ou relance par le professionnel en situation de retard.

Il est important de mentionner cette indemnité forfaitaire dans les CGV et sur les factures de l’entreprise. S’il arrive que les frais de recouvrement soient supérieurs au montant de l’indemnité forfaitaire fixe par décret, l’auto-entrepreneur pourra demander, sur justification, une indemnisation complémentaire.

L’indemnité forfaitaire de frais de recouvrement n’est pas soumise à la TVA et ne doit pas être facturée. Il faut savoir qu’elle ne concerne que les professionnels et ne peut être demandée à un particulier. Elle est payable pour chaque facture qui est en retard de paiement. (…)

Le recouvrement

Il est possible de faire appel à une entreprise de recouvrement qui proposera différentes formules a l’auto-entrepreneur, bien souvent le simple envoi d’une lettre recommandée a l’en-tête d’un huissier sera dissuasif.

Faire appel à une entreprise de recouvrement est couteux ; celle-ci se rémunère en effet sur le montant récupéré, soit en moyenne 15 % HT du montant de la facture, ce qui réduit le chiffre d’affaires récupéré par l’auto-entrepreneur. (…)

Attention, les frais de recouvrement amiables peuvent être demandés, mais ne sont pas exigibles, seul le débiteur condamné par un juge doit les supporter ainsi que les frais de justice. Aussi, sur la question de la prise en charge des frais de recouvrement, il faut bien dissocier la créance civile de la créance commerciale. Si la loi Hamon protège le consommateur et interdit à tout créancier de réclamer des frais de recouvrement en sus du principal, le Code de commerce autorise clairement cette pratique à l’égard d’une entreprise débitrice. Qui dit refacturation, dit, pour l’auto-entrepreneur, charges sociales à payer sur le montant refacturé.

Source : Business Les Échos

2023-01-22T10:27:28+01:0022 janvier 2023|Catégories : Conseil, Gestion|Mots-clés : , |0 commentaire

Comment conduire le changement dans son entreprise en 8 étapes

La communication joue un rôle clé dans un projet de conduite du changement. Le chef d’entreprise doit adapter son style de management pour embarquer les salariés.

Face à un sentiment général d’anxiété, le dirigeant qui propose des actions pour faire face aux conséquences d’une crise apparaîtra comme une personne qui prend en compte le doute de chacun et le transforme en projet pour tous.
S’il propose que chacun soit un acteur du nouveau projet, il a déjà des chances de réduire les résistances. S’il met en place des actions décidées collectivement il pourra s’appuyer sur un large consensus, même si certaines actions ne rencontrent pas totalement l’adhésion de tous.

Cette démarche peut permettre très rapidement d’aller au bout du projet de changement de comportement. C’est une démarche en huit points :

1. Créer un sentiment d’urgence

La réussite d’un projet de changement suppose de mobiliser une grande partie des personnes concernées. Pour cela, il s’agit de mettre en tension l’ensemble de l’entreprise sur une vision nouvelle qui s’appuiera d’abord sur la création d’un sentiment d’urgence. En effet, la pression du temps permettra de vaincre plus rapidement les éventuelles réticences ou tout au moins de les mettre de côté, ce qui évitera que chacun trouve de bonnes raisons de ne pas faire les efforts nécessaires.

C’est à cette étape que le manager entreprendra une démarche de purge avec une réunion au cours de laquelle tous pourront exprimer leurs besoins, leurs craintes, leurs réserves. Il n’oubliera pas de faire intervenir les personnes en qui il a confiance et qui sont dans le même état d’esprit que lui, afin d’équilibrer le sentiment général sur cette réunion.

2. Composer une équipe de pilotage

Comme dans tout projet de changement (marketing, nouveau produit, organisation…), nous savons, par expérience et aussi par un certain nombre d’études solides, qu’une partie des personnes concernées par le changement sont déjà convaincues de son utilité et seront immédiatement impliquées.

Il s’agira de constituer une équipe soudée, que nous appellerons « coalition », avec des personnes rassemblant pouvoir, expertise, leadership et crédibilité. Aucun dirigeant ne rassemble à lui seul les ressources nécessaires pour mener à bien le changement.

3. Penser la vision et la stratégie comme des objectifs essentiels

La réflexion sur le futur, « la vision », crédible et motivante, sera établie en deux parties. La première au niveau de l’ensemble des salariés et ensuite une série de réunions du comité de direction pour donner corps à un plan d’action à partir des propositions des salariés, mobiliser les efforts et canaliser les énergies.

4. Communiquer pour expliquer et faire adopter la stratégie

Pour faire partager la vision et les valeurs qui l’accompagnent à l’ensemble de l’organisation, une communication large et répétitive, avec un vocabulaire simple et évocateur, favorisant le dialogue, sera déployée et débouchera sur une convention de tous les salariés.

5. Inciter les autres à agir

Les dirigeants devront jouer un rôle important pour lever les obstacles liés à la structure, aux rigidités des systèmes de management, à l’hostilité de certains. Ils apporteront leur appui dans quatre domaines : faire évoluer la structure et les systèmes de management, mettre en oeuvre les formations nécessaires et affronter les managers hostiles au changement dans un dialogue honnête et une mise à l’écart si nécessaire.

6. Obtenir des résultats à court terme et les reconnaître

Comme dans la démarche proposée par [le psychologue américain] Kurt Lewin, nous proposerons à cette étape de réaliser des « victoires rapides ». Nous pourrons ainsi mobiliser les salariés en leur présentant des résultats concrets visibles et immédiats, faute de quoi, la démarche risque de perdre sa crédibilité et de se voir abandonnée par les acteurs clés. Des objectifs d’amélioration à court terme devront être fixés avec des équipes dédiées.

7. Accélérer

Inéluctablement, des difficultés vont surgir, des réticences vont apparaître, des problèmes techniques seront à gérer. Tout en veillant à maintenir le sentiment d’urgence, ce sera à cette étape que le processus sera revu pour améliorer tout ce qui peut l’être par le débat et la discussion sur les moyens à affecter. L’objectif à cette étape est de produire une nouvelle dynamique pour soutenir le changement en lançant, de façon accélérée, de nouveaux projets, des chantiers complémentaires. C’est aussi à cette étape que les derniers blocages devront être levés.

8. Créer une nouvelle culture

Institutionnaliser les nouvelles approches, c’est faire un inventaire des résultats, des écarts, des difficultés et c’est mettre en condition tous les salariés pour qu’ils apportent leur contribution à une dynamique sur le long terme. Il est alors essentiel d’ajuster la culture de l’entreprise aux nouveaux comportements, en clarifiant les valeurs, les croyances, les normes comportementales qui caractérisent l’organisation.

Un changement de culture sera efficace en fin de démarche de changement, après l’évolution des méthodes de travail et la preuve apportée par les résultats.

Source : Les Échos

2022-12-29T10:58:10+01:0029 décembre 2022|Catégories : Management, Conseil, ETI, GE, PME|Mots-clés : , |0 commentaire

Oui, le bien-être personnel à une influence sur sa réussite professionnelle

Le succès à long terme de votre entreprise dépend en partie de votre productivité et de vos efforts. Le dévouement et la cohérence sont également des éléments essentiels à la réalisation de votre vision. Toutefois, si vous vous concentrez principalement sur votre entreprise, qu’en est-il des autres aspects de la vie ?
Prenez-vous soin de votre santé et de votre esprit ? Avez-vous une idée claire de qui vous êtes et de ce que vous voulez réaliser dans les affaires et dans la vie ? Quels types de relations entretenez-vous avec les autres ?

Si vous avez eu du mal à répondre à l’une de ces questions, il est peut-être temps de réévaluer vos priorités. Tous les autres aspects de votre vie influent sur la façon dont vous vous présentez en affaires, alors ne sacrifiez pas l’un pour l’autre ; ils sont tous intimement et étroitement liés. Il est essentiel de trouver un équilibre entre eux pour réussir et, en fin de compte, s’épanouir.

La définition du succès

Dans toute entreprise, l’objectif est de faire les choses bien et de réussir. Cependant, le succès se manifeste sous différentes formes, ce qui rend parfois difficile de reconnaître sa proximité avec lui. Étant donné que le succès lui-même peut être fluide et changeant, selon la façon dont un individu le perçoit, comment pouvons-nous le définir ?

Chacun a sa propre définition du succès. Pour beaucoup, la réussite consiste à atteindre la liberté financière. Pour d’autres, c’est d’être plus heureux et plus épanoui dans la vie.

Le succès n’est pas une destination mais un voyage. Souvent, dans le monde des affaires, il peut prendre la forme d’une augmentation de vos revenus ou d’une entreprise qui vous permet de maintenir votre style de vie. Mais si vous y parvenez au détriment de votre bonheur et de votre vie personnelle, pouvez-vous dire que vous avez vraiment réussi ?

Consacrez du temps à d’autres choses qui comptent, notamment votre santé, votre état d’esprit et vos relations. En tant que chef d’entreprise, vous devez être conscient que les affaires ne sont qu’une partie de la vie et non sa totalité. La quête du succès commercial ne doit pas compromettre votre identité et vos valeurs fondamentales. Que signifie une autre affaire conclue alors que vous vous êtes complètement perdu en essayant de changer de personnalité ? C’est en restant fidèle à qui vous êtes et en réalisant la vision que vous aviez lorsque vous avez commencé que vous trouverez le succès. Nous pouvons obtenir de meilleurs résultats en affaires lorsque nous avons également réussi dans d’autres domaines.

Le meilleur que vous puissiez être

Le bonheur contribue à votre épanouissement en tant qu’être humain. Lorsque vous êtes satisfait, vous pouvez contribuer à votre entreprise à votre plus haut niveau. Par conséquent, vous ne pouvez pas exclure votre vie personnelle et votre bonheur, car ils ont un impact considérable sur le succès de votre entreprise.

Pour être le meilleur possible, concentrez-vous sur des objectifs à long terme. Créez une feuille de route à suivre et franchissez les étapes à votre propre rythme. Voici quelques moyens d’y parvenir.

Prenez le temps de vous occuper de vous.

Dans un effort pour maximiser le rendement, il est facile de se surmener et d’oublier de prendre le temps de se détendre et de récupérer. Lorsque vous planifiez votre emploi du temps quotidien, prenez le temps de vous occuper de vous. Vous pouvez méditer ou pratiquer la pleine conscience pour rester dans le présent.

Lorsque vous sentez que vous commencez à vous surmener, adaptez votre programme pour faire une sieste, une promenade ou simplement un moment de détente. Plus important encore, prenez le temps de vous recentrer et de réfléchir. Essayez d’imaginer l’avenir que vous souhaitez pour vous. Évaluez comment votre vision vous fait sentir, et soyez conscient qu’être en mission est ce qui vous mènera à la réalisation de cette vision.

Faites de l’exercice.

Notre corps est fait pour bouger. Lorsque vous faites de l’exercice, vous éliminez les toxines et vous restez revitalisé et énergique, ce qui augmente votre productivité. Réservez du temps pour la salle de sport, le jogging, la danse ou toute autre activité qui, selon vous, stimulera votre énergie. L’activité physique est également essentielle pour vous aider à produire des hormones qui contribuent à réguler votre humeur et votre niveau de stress, entre autres.

Ayez des objectifs quotidiens réalisables.

Soyez organisé dans votre emploi du temps. Tout d’abord, identifiez le moment de la journée où vous êtes le plus productif. Est-ce le jour ou la nuit ? Ensuite, au cours d’une journée de travail, commencez par les choses que vous pouvez facilement accomplir avant de vous atteler à une tâche hautement prioritaire. Le fait de terminer de petites tâches libère de la dopamine et procure un sentiment d’accomplissement qui vous incitera à vous attaquer à d’autres tâches. Encore une fois, le succès est un parcours ; c’est l’aboutissement des petites décisions que nous prenons et des choses que nous faisons.

Faites des activités qui vous rendent heureux.

Développez votre joie en faisant des choses qui comptent pour vous. Sortez avec votre partenaire, regardez des films avec les enfants, prenez des cours de salsa, etc. Les choses qui vous font plaisir amélioreront votre vie et vous donneront l’énergie nécessaire pour en faire plus. Ayez une stratégie et faites en sorte que ces réalisations personnelles soient aussi importantes que les réalisations professionnelles.

Le facteur le plus influent dans la réussite d’une entreprise

Les problèmes des entreprises peuvent être divisés en deux domaines : les systèmes et les personnes. Il est facile d’identifier les erreurs du système en les faisant simplement fonctionner, mais il est difficile d’admettre qu’il y a une erreur de notre part. Tous les systèmes peuvent fonctionner sans problème, mais l’entreprise peut quand même être en difficulté. Pourquoi en est-il ainsi ?

La plupart des gens se concentrent sur les problèmes de l’entreprise sans savoir qu’ils en sont la cause – ils ne se manifestent pas comme ils le devraient. Comme ils ne voient que les problèmes et qu’ils n’ont aucune responsabilité, ils sont confrontés à davantage de défis dans leur entreprise. Cela renvoie à leur négligence à l’égard des autres aspects de leur vie. Si vous rencontrez des difficultés personnelles, elles finiront par se manifester dans votre travail. Il est donc important de bien prendre en compte tous les aspects de la vie – santé, état d’esprit, harmonie et richesse – pour réussir.

Si vous êtes un chef d’entreprise, vous êtes la personne qui a la vision et la responsabilité de la réussite de votre entreprise. Vous devez travailler sur vous-même et créer les bases essentielles qui vous permettront de fonctionner de manière optimale. Votre bien-être et votre bonheur doivent donc passer en premier. C’est l’un des meilleurs moyens de réussir à long terme, car vous serez plus énergique, concentré et productif. En assurant le succès dans d’autres aspects de la vie, vous aurez plus de chances d’atteindre le succès que vous avez toujours envisagé pour votre entreprise.

Source : Forbes

2022-12-02T10:50:30+01:002 décembre 2022|Catégories : Conseil, ETI, GE, PME, TPE|Mots-clés : |0 commentaire

Les 9 étapes du pitch pour parvenir à convaincre

Pitcher, c’est présenter son projet. C’est aussi convaincre les personnes qui pourront vous aider et vous soutenir. Une étape cruciale dans sa vie d’entrepreneur. Voici les points essentiels à retenir dans la construction de sa présentation.

A plusieurs moments dans votre vie d’entrepreneur, vous allez devoir présenter votre projet. Que cela soit à vos partenaires, à vos associés, à vos employés ou aux investisseurs potentiels qui aimeraient vous aider et vous soutenir.

Présenter votre projet, c’est pitcher. Si les personnes ne comprennent pas ce que vous voulez proposer, vous risquez de perdre leur support.

Ayant suivi et aidé plusieurs start-up à présenter leur projet et ayant écouté plusieurs centaines de start-up pitcher, voici la structure qui fonctionne le mieux.

1 – Montrer les problèmes de vos clients

Mettez les problèmes de vos clients en évidence. Montrez que ces problèmes sont douloureux et que vos clients en souffrent. Montrez combien de temps, d’argent et d’énergie vos clients dépensent à résoudre ces problèmes. A quel point c’est une douleur pour eux. Montrez comment les solutions qu’ils utilisent aujourd’hui ne sont pas adéquates.

Votre audience doit ressentir cette frustration, cette gêne que le client ressent. Mettre en évidence ces problèmes, c’est 50 % du travail d’un pitch. Si ces douleurs sont bien ressenties, alors votre solution, votre idée et votre projet seront attendus avec impatience. Et son utilité sera évidente. Pour détailler, expliquer ces problèmes et montrer leur importance, vous pouvez raconter l’histoire d’un de vos clients, par exemple. Une fois le problème évident et même pesant pour votre interlocuteur, parlez de votre solution.

2 – Montrer votre solution

Mieux qu’une explication, montrez comment votre solution permet de résoudre le problème du client. Montrez des choses concrètes, une image, un prototype, le produit directement, et prévoyez une explication claire. « Si une image vaut 1.000 mots, un prototype vaut 1.000 réunions », dit-on chez Ideo, l’entreprise qui a créé la méthode du design thinking . Si besoin, parlez aussi de la technologie et comment votre produit fonctionne sous le capot. S’il y a quelque chose de particulièrement remarquable à dire sur ce sujet par exemple, une technologie unique, un savoir-faire, un réseau de partenaires ou autre.

3 – Montrer l’impact

Au-delà de l’effet impressionnant que votre solution peut avoir, ce qui est le plus impressionnant, c’est l’impact qu’elle a pour les utilisateurs et vos clients. Montrez ici à quel point votre solution est utile et à quel point elle est adoptée par vos clients. Montrez les preuves concrètes que votre client adore votre solution. Les chiffres comme le nombre de clics, le taux de conversion, le nombre de ventes ou promesses d’achat et des verbatim de vos premiers clients. A ce stade, vous aurez déjà convaincu et prouvé que votre produit est utile et utilisé.

4 – Montrer la viabilité

Si vous cherchez des investisseurs, ils voudront savoir comment votre business va générer des revenus. Bien que le retour sur investissement (ROI) de projets débutants reste incertain, les investisseurs essaient de l’estimer sur la base des hypothèses que vous faites sur les revenus et les coûts.

Expliquez les sources de revenus, vos coûts et votre marge potentielle. Faites la différence entre ce qui est réel, ce que vous avez accompli à ce jour, et vos hypothèses sur ce qui selon vous pourrait se passer.

5 – Présenter la stratégie marché go-to-market

Expliquez comment vous allez continuer à faire grandir les revenus de votre business. Quelle est votre stratégie de développement commercial ? Comment allez-vous atteindre plus de clients ? Comment allez-vous continuer à vendre ? Comment allez-vous vous faire connaître ? Par quels canaux ? Quels sont vos partenaires de distribution ?

6 – L’équipe

Présentez les membres de l’équipe. Attention, il ne s’agit pas de montrer vos CV, mais de raconter la petite histoire du début de l’idée, vos motivations, ce qui vous pousse à faire ce projet ensemble. Il doit être évident que vous êtes les mieux placés pour développer cette idée. C’est le moment de le prouver.

7 – Les prochaines étapes

Quelles sont les prochaines actions que vous voulez prendre pour permettre à votre business de passer à l’étape suivante ? Que comptez-vous faire ? Comment allez-vous développer les ventes ? Augmentez-vous votre capacité de production sur les prochains mois ? Quels sont vos objectifs ?

8 – Exemples de présentation de pitch

Pour illustrer cela, je vous conseille de regarder directement sur Internet, il existe aujourd’hui plusieurs listes de « pitch deck » qui sont les exactes présentations que certaines compagnies ont utilisées pour convaincre des investisseurs. On trouve facilement celles d’Uber, d’Airbnb, de Front App, de Buffer et beaucoup d’autres. La structure de ces présentations varie, mais on retrouve les éléments que j’ai cités précédemment.

9 – S’améliorer en pitch

Maintenant que vous avez une structure de la base pour votre pitch, la clé pour faire un excellent pitch est de s’entraîner [et d’]obtenir du feedback . Pour construire votre offre, vous avez essayé de comprendre ce que les clients valorisent et testé avec eux une offre ; vous pouvez faire la même chose avec votre pitch. Finalement, vous êtes en train d’essayer de montrer la valeur que votre business peut apporter aux investisseurs. Le processus n’est pas si différent.

Comprenez les objectifs des personnes qui vont vous écouter pitcher. Essayez de vous mettre dans la peau de cette audience en fonction de votre contexte et du leur.

Entraînez-vous ! Sollicitez proactivement des retours de votre audience. En quoi pourriez-vous améliorer votre présentation ? Tant sur le contenu que sur la forme, posez des questions à ceux avec qui vous vous entraînez. Multipliez les opportunités de présenter votre projet, recherchez les concours de pitch , observez et sollicitez les réactions.

Alors, prêt pour entrer en scène ? Non ? C’est normal, même les plus grands ont encore le tract avant leur spectacle… Il faut quand même y aller !

Source : business Les Échos

2022-09-26T10:28:17+02:0026 septembre 2022|Catégories : Conseil, ETI, GE, PME, TPE|Mots-clés : |0 commentaire

10 conseils pour changer de carrière sans baisse de salaire

Aujourd’hui, les gens envisagent plus que jamais de changer de carrière. Parmi les raisons, citons l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, la flexibilité et une culture positive. Cette tendance est si répandue qu’un récent sondage de la Chambre de commerce américaine a révélé que 41 % des personnes interrogées ont déclaré vouloir changer de secteur d’activité pour leur prochain emploi.

La plupart des gens supposent qu’une transition de carrière s’accompagne d’une baisse substantielle du salaire. En réalité, il est possible de changer de carrière et de gagner un salaire proche ou même supérieur à celui que vous gagniez auparavant. L’une des raisons est que, dans le monde d’aujourd’hui, les carrières sont plus flexibles. Vous pouvez créer l’emploi que vous souhaitez en travaillant à distance, en vous mettant à votre compte ou même en adoptant une carrière de type portefeuille où vous combinez plusieurs sources de revenus. En outre, les employeurs ne recherchent plus seulement des compétences techniques spécifiques. En fait, 93 % des employeurs affirment que les compétences générales jouent un rôle essentiel dans le choix des personnes qu’ils souhaitent embaucher.

De nombreuses personnes restent dans un domaine peu satisfaisant parce qu’elles ont atteint un salaire confortable dont il est difficile de se défaire. La bonne nouvelle, c’est que vous n’avez pas nécessairement à sacrifier votre salaire pour vous sentir épanoui.

Voici dix conseils pour changer de carrière sans baisse de salaire.

1. Croyez-y

« Quand on veut, on peut. » Les croyances façonnent la réalité. En croyant que c’est possible et en vous appuyant sur vos rêves, votre chemin vers le succès se créera de lui-même. Comme Henry Ford l’a dit un jour : « Que vous pensiez que vous pouvez, ou que vous pensiez que vous ne pouvez pas, vous avez raison ».

2. Visualisez votre avenir

En introduisant une pratique de visualisation dans votre vie, vous serez plus motivé pour atteindre vos objectifs. Commencez par écrire ce que vous voulez en détail. Puis, laissez-vous aller à ressentir ce que ce sera d’accomplir votre objectif. Plus vous visualiserez le résultat, plus vous serez motivé pour agir quotidiennement dans cette direction.

3. Exploitez le cadre de minimisation des regrets

Le cadre de minimisation des regrets a aidé Jeff Bezos à décider de quitter Wall Street pour cette idée folle de vendre des livres en ligne. Il peut vous aider aussi. Commencez par penser à long terme plutôt qu’à court terme. Projetez-vous à l’âge de 80 ans et repensez à votre décision. Allez-vous regretter d’avoir essayé ? Et l’échec ? Allez-vous le regretter ? Si la réponse est « non » à ces deux questions, vous êtes prêt à changer de carrière.

4. Identifiez un objectif

Ensuite, réfléchissez à ce que vous recherchez dans votre changement de carrière. Demandez-vous ce qui vous rend malheureux dans votre emploi actuel. Qu’est-ce que vous appréciez le plus dans un poste ? Par exemple, la variété, la flexibilité ou la collaboration. Voulez-vous travailler pour quelqu’un d’autre ou pour vous-même ? Qu’en est-il du lieu de travail ? Êtes-vous heureux de travailler à domicile à plein temps, ou préférez-vous vous rendre dans un bureau tous les jours ? En réfléchissant à ce qui compte pour vous, vous serez en mesure de réfléchir aux carrières possibles, d’identifier les options et de formuler un objectif.

5. Exploitez vos compétences transférables

Changer de carrière ne signifie pas que vous devez abandonner toutes vos compétences et votre expérience. Vous avez déjà acquis plusieurs compétences clés qui peuvent s’appliquer à des dizaines d’autres secteurs. Voici quelques exemples de compétences facilement transférables :

  • Travail d’équipe
  • Communication
  • Adaptabilité
  • Créativité
  • Résolution de problèmes

Même les compétences spécifiques à un secteur, comme le marketing, la comptabilité ou la finance, sont largement transférables lors d’un changement de carrière.

6. Renforcez votre potentiel commercial

Après avoir réfléchi à vos points forts et à vos compétences transférables, il est temps de démontrer votre valeur. Réfléchissez à la manière dont vous pouvez appliquer ces points forts à une nouvelle carrière. Incluez ensuite ces informations dans votre CV, votre lettre de motivation et votre profil LinkedIn. N’oubliez pas de mentionner vos activités bénévoles ou à temps partiel. Vérifiez également si votre nouvelle carrière nécessite une formation ou des certifications supplémentaires. Si c’est le cas, vous pourrez peut-être les obtenir tout en conservant votre emploi actuel.

7. Concentrez-vous sur vos atouts plutôt que sur vos points faibles

Souvent, l’idée d’un changement de carrière nous amène à réfléchir à toutes les compétences et à l’expérience que nous n’avons pas. Concentrez-vous plutôt sur vos atouts plutôt que sur vos handicaps. Les idées négatives drainent votre énergie et vous empêchent d’être dans le moment présent. En vous concentrant sur les points positifs, vous aurez la motivation nécessaire pour continuer à faire de petits pas en avant.

8. Soyez réaliste

Un changement de carrière ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut de la patience et du travail. Et souvent, cela prend plus de temps que vous ne le pensiez. Mais ce n’est pas parce que ce n’est pas facile ou que cela prend plus de temps que vous ne l’aviez imaginé que vous n’y arriverez pas.

9. Trouvez du soutien

Qu’il s’agisse d’amis, de membres de la famille, d’un coach professionnel ou de toutes ces personnes, vous avez besoin d’un système de soutien pour vous aider à traverser cette transition. Entourez-vous de personnes rassurantes qui croient en vous plus que vous ne le faites. C’est l’un des meilleurs moyens de rester responsable et d’aller de l’avant.

10. Ayez un plan de secours

Il peut arriver que des difficultés inattendues surgissent en cours de route. Ce n’est pas grave. C’est comme si vous étiez sur un voilier et que le vent tournait soudainement. Vous ne changez pas votre destination finale, mais seulement la manière d’y arriver. Pensez à ce qui peut mal tourner et créez des plans alternatifs pour chaque scénario. Cela peut aussi être un tremplin qui vous rapproche du poste de vos rêves.

De nombreuses personnes restent dans une carrière parce qu’elles ont peur de l’échec. Mais changer de carrière ne signifie pas repartir complètement à zéro. Vous emportez toujours avec vous des éléments tels que des compétences transférables, une expérience précieuse et des contacts utiles. Il est vrai que pour réussir un changement de carrière, il faut plus qu’un acte de foi. Il faut de l’introspection, de la planification, de la patience et de la constance. Mais si vous êtes prêt à croire en vous et à y mettre du vôtre, les récompenses en valent vraiment la peine.

Source : Forbes

2022-08-26T01:18:24+02:0026 août 2022|Catégories : Conseil, RH|Mots-clés : , |0 commentaire

Pourquoi le bien-être au travail pourrait bien sauver le monde

Nous voici aujourd’hui au milieu d’un changement qui ne se produit qu’une fois par génération : le travail hybride, résultat imprévu et inattendu de la fertilisation croisée de Covid et du cloud.

Les découvertes fondamentales qui ont changé le monde se mesurent généralement en inventions ou en événements, comme la pénicilline, le moteur à combustion, le téléphone ou l’alunissage. Certaines ont déclenché des révolutions entières dans la façon dont le travail est organisé et dimensionné. La révolution industrielle a transformé les économies et créé une productivité à grande échelle. Internet est un parfait exemple d’une technologie exploitée pour réimaginer la manière dont les affaires sont menées. Ainsi, nous voici aujourd’hui au milieu d’un changement qui ne se produit qu’une fois par génération : le travail hybride, résultat imprévu et inattendu de la fertilisation croisée de Covid et du cloud.

Redéfinir le travail

Ces changements obligent à modifier l’état d’esprit, les priorités et la façon dont on travaille. Avec autant de changements, dans le monde du travail en pleine évolution que l’on connait actuellement, surgissent des opportunités. Il existe un nouveau paysage professionnel, qui évolue rapidement et qui rassemble les individus, les espaces et les technologies. Il est hybride, complexe et exige des employeurs et des employés qu’ils prennent en compte les tensions essentielles qui peuvent faire ou défaire une transition réussie.

Il n’est pas facile de redéfinir le travail ; les employeurs doivent prendre des décisions difficiles qui, en fin de compte, peuvent donner l’impression aux employés qu’ils doivent soit accepter, soit passer à autre chose. Tous les secteurs ne peuvent pas non plus autoriser ou permettre le travail à domicile, les travailleurs de première ligne et les commerçants en sont un parfait exemple. Quoi qu’il en soit, s’ils sont mal faits, les changements de modèles ou d’habitudes de travail peuvent être source d’insatisfaction et de fuite des cerveaux. S’ils sont bien faits, ils peuvent donner aux entreprises une plus grande agilité et une meilleure résilience, ainsi qu’attirer et retenir les talents.

Or, une mise en œuvre réussie n’est pas noire ou blanche, c’est un spectre composé de nombreuses nuances de couleurs. Certaines entreprises sont « à peine hybrides » tandis que d’autres sont « hyper hybrides ». La plupart changent constamment de position ou adoptent une approche attentiste. Cette attitude n’est pas dictée par la taille ou le secteur d’activité : certaines grandes entreprises ont adopté des politiques de retour au bureau rigoureuses, tandis que d’autres privilégient l’autonomie et la flexibilité. Il n’y a pas de solution unique en matière de politique de travail hybride.

Dans toute grande entreprise, il y aura un mélange de personnel basé au bureau ou sur place et d’équipes distribuées. Il faut donc s’attendre à des opinions divergentes, car les employés souhaiteront des modalités de travail différentes, en fonction de leurs besoins ou préférences spécifiques. Il est en réalité possible de répondre à des demandes hybrides opposées en fournissant les outils, les paramètres et le soutien appropriés.

Les employés, force du changement au travail

Le fait qu’un employeur renvoie ses employés au bureau ou leur laisse le choix dépend de sa volonté de trouver la bonne formule dans un environnement qui évolue rapidement. Dispose-t-on de dirigeants forts, axés sur les avantages collectifs plutôt que sur des futilités ? Les équipes sont-elles suffisamment autonomes pour faire entendre leur voix ? Se considèrent-elles comme faisant partie de la solution plutôt que du problème ? La culture d’entreprise est-elle assez forte pour rassembler tous ses collaborateurs lors de transformations majeures ?

Lorsque les employés sont vraiment écoutés et équipés pour produire leur meilleur travail, où qu’ils soient, ils sont plus heureux et plus performants. La population du monde entier vient de vivre pendant deux ans la plus grande expérience de changement de travail connue de l’humanité dans les temps modernes. Le travail à distance a commencé comme un changement forcé, dans un climat d’incertitude et de maladie de masse. Il a touché l’intégralité de la population. Il ne s’agit pas d’une expérience unique ou d’une anomalie.

Le travail hybride s’est imposé comme le modèle gagnant une fois que le pire de la pandémie a été passé et qu’il a été possible de faire le point sur ce qui est réellement arrivé au travail tel qu’il était connu. L’avenir du travail est en train d’être réécrit conjointement au bien-être des employés – dans des configurations hybrides – comme facteur essentiel de réussite. Peu importe que les équipes choisissent de travailler depuis leur table de cuisine ou une salle de réunion, que leurs réunions se déroulent en personne ou via une présence numérique.

C’est simple lorsque l’on investit dans les bonnes solutions, c’est-à-dire les bons outils de collaboration, haut-parleurs, casques et caméras. Ce faisant, on investit dans la culture et la technologie de l’entreprise pour combler le fossé entre la présence physique et numérique. Lorsque l’expérience des employés est égale – lorsque les employés à distance ont vraiment l’impression de faire partie de l’appel, d’être inclus, vus et entendus, comme s’ils étaient physiquement dans la pièce – il est possible de dire adieu à l’idée traditionnelle de présence sur le lieu de travail.

Source : zdnet

2022-08-02T11:42:16+02:002 août 2022|Catégories : PME, Conseil, ETI, GE, Management, TPE|Mots-clés : |0 commentaire

Fait-il recruter des managers du bonheur ?

Améliorer la convivialité et le bien-être au travail. Voilà la fiche de poste du « manager du bonheur ». Une offre prometteuse, de plus en plus plébiscitée par les entreprises. Mais qui élude certaines questions. On fait le point.

Voici un nouveau poste au nom bien intrigant. Le happiness manager ou « responsable du bonheur » fait une entrée remarquée dans les bureaux. Dans les entreprises françaises, en 2019, on comptait près de 150 managers du bonheur, appelés aussi Chief happiness officers, dans les offres d’emploi. Ils sont désormais 710 dans l’Hexagone à revendiquer ce poste sur le réseau social dédié au travail LinkedIn. Mais que désigne exactement cet anglicisme ? Ce poste de management du bonheur a-t-il vraiment les ressources pour « produire du bonheur » en entreprise ? Explications.

Créé par Google pour améliorer la productivité de ses salariés

Pour bien comprendre la création de ce nouveau métier, il faut remonter à sa source. « Google va s’appuyer sur une étude expliquant que le fait d’être heureux au travail améliore la productivité des salariés, nous explique Daphnée Breton, psychologue du travail et des organisations, et fondatrice du cabinet Sens et Travail. Un ingénieur reconverti dans le développement des personnes et leur bien-être et travaillant dans l’entreprise, Chade-Meng Tan, va créer le premier poste de happiness manager, que l’on surnommera « jolly good fellow » (super bon camarade). »

Améliorer la convivialité et le bien-être au travail

Mais qu’est-ce que ça fait, concrètement, un happiness manager ? Natacha (prénom d’emprunt) a occupé cette mission pendant près de trois ans. La trentenaire travaillait pour une grande entreprise de la région francilienne, spécialisée dans ce domaine. Sa mission ? « En gros, connecter Corinne de la compta et Michel de l’informatique, explique-t-elle dans un sourire. J’étais chargée d’améliorer la convivialité et le bien-être au travail. »

Une fonction d’abord prisée par les grands groupes parisiens

Cette fonction, elle l’occupait en tant que prestataire externe. Vous êtes un chef d’entreprise ayant besoin d’un happiness manager ? La société de Natacha vous en met un (ou une) à disposition.

Natacha va donc voyager de bureau en bureau, pour rendre les gens heureux. Elle est généralement envoyée dans des espaces de regroupement d’entreprises, où travaillent entre 600 et 1 000 personnes. Selon la psychologue du travail et des organisations Daphnée Breton, ce poste se retrouve « globalement dans les ​sièges sociaux des grands groupes et des start-up, qui vont ensuite propager le modèle dans l’ensemble des entreprises ».

« Concours du pull moche de Noël, atelier citrouille de Halloween »

Pendant ces trois années, la responsable du bonheur organise divers événements pour faciliter la vie des salariés des entreprises dans lesquelles elle est dépêchée. « Je mettais en place des activités sportives, des petits marchés dans le bureau, nous explique-t-elle. C’est bientôt la fête des Mères ? On fait venir une exposante qui vend des bijoux ou un truc comme ça. Bientôt Noël ? On va organiser le concours du pull le plus moche. Halloween approche ? Faisons un atelier citrouille. »

Même si la démarche n’était pas toujours comprise – on lui demande souvent ce que cela signifie – les efforts de la happiness manager sont généralement bien accueillis. Elle rend également un service de conciergerie d’entreprise. Rendez-vous pour refaire son passeport, pressing, lavage de voiture, l’ancienne responsable du bonheur s’occupait de tout cela, « comme dans les grands hôtels ».

Un poste qui ne s’occupe pas du travail, mais de ce qui est en périphérie

« Globalement, estime la psychologue du travail Daphnée Breton, les missions du happiness manager sont d’instaurer une culture de travail positive et essayer d’améliorer les relations internes de l’entreprise, de créer du lien social. Concrètement, les happiness managers organisent des séances de massage, de méditation, mettent en place des numéros verts de psychologue, etc. Mais, paradoxalement, les missions ne sont pas du tout axées sur le travail, mais sur des aspects qui se trouvent en périphérie du travail. »

Selon elle, créer un tel poste dans une entreprise, « c’est un peu une vignette qui valorise l’image de l’entreprise ». Mais, tempère-t-elle, « pour autant on n’agit pas sur les causes réelles du bonheur, c’est-à-dire faire en sorte que les travailleurs fassent leur travail dans de bonnes conditions, leur permettant ainsi de pouvoir faire du bon travail, de s’y reconnaître et d’être reconnu à leur juste valeur ».

Un budget assez maigre

Le budget alloué pour ces services ne permet pas non plus de faire beaucoup de choses. Natacha disposait de 1 500 € par an. « Un budget, qui, en général, est utilisé pour acheter des décos calendaires, pour Halloween, la Saint-Valentin, etc. » Le reste ne coûte généralement rien au responsable du bonheur. « Quand on fait venir un ostéopathe, par exemple, c’est le salarié qui paye sa séance. »

Happiness manager, une bonne situation ?

Enfin, le poste en lui-même peut être source de difficultés. Pour Natacha, tout allait bien jusqu’au début de la pandémie. Là, son entreprise décide d’instaurer un service de happiness manager à distance. On lui demande alors de créer une newsletter pour continuer d’être responsable du bonheur à distance, et de continuer ses missions en visioconférence.

Ne se sentant pas « essentielle », et ayant de plus en plus de mal à adhérer au projet, Natacha demande une rupture conventionnelle. Réponse des ressources humaines ? « Pose ta démission ».

« On était en plein Covid, personne ne savait quand ça finirait. J’ai refusé. » Très rapidement, la situation s’envenime. « Je leur dis que je n’ai pas assez de travail, ils décident de me mettre en binôme sur les tâches qu’il me reste… C’était horrible », résume-t-elle.

Ironie de l’histoire, après ces entretiens qui se passent mal, Natacha doit aller animer une session pour faire sourire les salariés. Finalement, elle contacte un avocat, qui résout la situation. Natacha obtient sa rupture conventionnelle, et quitte le secteur.

Mission impossible ?

Le rôle même de manager du bonheur est difficile à tenir, selon Daphnée Breton, car on se retrouve finalement à être cantonné à des rôles d’animateur plus que de manager.

« Les happiness managers n’ont pas de marge de manœuvre sur l’organisation, et ils occupent des postes qui sont très opérationnels, sans avoir d’impact sur les décisions de l’entreprise en matière de conditions de travail et d’emploi. Leurs missions sont finalement impossibles à réaliser… »

Source : Ouest France

2022-06-20T17:17:44+02:0020 juin 2022|Catégories : Management, Conseil, ETI, GE, PME, RH|Mots-clés : |0 commentaire

Le RGPD, un enjeu de confiance et de réputation pour les TPE-PME

La protection des données personnelles est un enjeu majeur pour tous les organismes publics et privés ainsi que toute la population de l’Union Européenne.

L’ensemble des organisations, y compris les TPE/PME, sont tenues d’appliquer scrupuleusement le RGPD – Règlement Général sur la Protection des Données – au risque de s’exposer à des contrôles et de devoir s’acquitter de lourdes amendes.

Pour autant, ces réglementations constituent de réelles opportunités pour les entreprises, tel que le développement de leurs activités numériques au sein de l’UE en se fondant sur la confiance des utilisateurs.

En quoi consiste le RGPD ?

Il vise à garantir aux citoyens une plus grande confidentialité de leurs données personnelles, tout en offrant un cadre juridique unique aux professionnels. Le traitement de ces informations constitue une immense responsabilité et il se doit d’être encadré. Des principes précis sont définis sur la collecte, la consultation, l’utilisation, la minimisation, la modification, la suppression de ces données…

Concrètement, que doivent respecter les entreprises ?

L’application du RGPD ne pourra être conforme sans une adaptation des entreprises. Il leur est demandé une totale transparence sur l’usage des données. Cela signifie que l’information des personnes concernées doit être prévue de manière systématique ainsi que, le cas échéant, leur consentement lorsqu’il est nécessaire. Les entreprises sont aussi tenues de savoir précisément où sont stockées les données personnelles, en privilégiant le territoire de Union Européenne. En cas de violation de ces informations, elles ont un délai de 72 heures pour informer la CNIL ainsi que les personnes concernées dans le cas où cette violation constitue un risque élevé pour la vie privée des personnes concernées. Le dernier point essentiel porte sur la maîtrise totale des données transmises ou revendues à des organisations tierces.

Comment préserver la confidentialité des données ?

Une vigilance absolue doit être exercée sur la sécurité des systèmes d’information. Sans cela, l’entreprise court le risque que les données personnelles soient récupérées par un tiers malveillant et utilisées contre les personnes concernées. Il est essentiel de prendre conscience du risque de cyberattaques et du devoir de protection qu’il en découle. Un audit informatique est donc fortement recommandé.

Dirigeants de TPE/PME, par quoi commencer ?

Il est important de tenir un registre de traitement et d’instaurer une Charte de Protection des Données Personnelles destinée à ses collaborateurs sur la sécurisation de leurs données personnelles. Il s’agit avant tout de recenser les activités de son entreprise : gestion de la paye, recrutement, gestion des accès, formation, activités sociales… Cette Charte a pour objet de les informer sur les moyens internes mis en œuvre pour collecter et protéger leurs informations. Il s’agit d’un excellent moyen de vulgariser et synthétiser le RGPD pour mieux le comprendre et l’appliquer au plus juste avec tous les interlocuteurs au sein de l’entreprise.

En quoi le RGPD peut-il être un avantage pour l’entreprise ?

Protéger les données personnelles des collaborateurs est une première étape dans la conformité des entreprises. Cette démarche doit être étendue aux autres interlocuteurs (clients, prospects, fournisseurs, sous-traitants…) pour renforcer la confiance et valoriser l’image, sérieuse et responsable, de son entreprise. Elle permet aussi d’améliorer son efficacité commerciale, en ayant une gestion rigoureuse et actualisée de ses fichiers. Enfin, respecter le RGPD permet de rassurer ses clients et donneurs d’ordres et ainsi développer son activité commerciale sur des bases solides.
À travers ces éléments, les TPE et PME pourront aborder le sujet du RGPD en toute sérénité.

Source : Entreprendre

2022-04-28T15:09:23+02:0029 avril 2022|Catégories : PME, Conseil, Digital, TPE|Mots-clés : , , , |0 commentaire

La RSE et le numérique vont de pair

Coupler les stratégies RSE et l’automatisation des process se révèle indispensable pour le suivi et la mesure des résultats. Dans le même temps, le recours aux outils numériques doit s’accompagner d’une analyse d’impact.

Ethique, lien social, inclusion, parties prenantes, territoires, énergies, biodiversité… Englobant des thématiques aussi vastes et diversifiées que tout ce qui touche à l’humain et à la planète, la responsabilité sociétale et environnementale (RSE) de l’entreprise ne peut plus être décorrélée de la technologie, il faut la démystifier et passer à l’action.

« Tous les sujets RSE sont complexes. Et chaque action n’est véritablement efficace que si elle fait l’objet d’indicateurs de suivi. Aussi, sans outil numérique, et sans solution permettant de capter, stocker et analyser la donnée, il paraît compliqué de relever le défi », résume Véronique Torner, cofondatrice et directrice générale d’Alter Way (groupe Smile, leader européen des services numériques en open source), et administratrice de Numeum, fruit de la fusion de Syntec Numérique et Tech In France.

Automatisation des process

En effet, l’automatisation des process s’invite dans tous les champs de la RSE, depuis les systèmes de mesure d’efficacité énergétique, jusqu’aux politiques ressources humaines visant l’égalité femme/homme. D’autant que les organisations sont le plus souvent soumises à des obligations légales les enjoignant d’apporter la preuve de leur démarche d’amélioration continue.

« Face aux contraintes réglementaires et à la nécessité de mesurer son empreinte sociale, sociétale et environnementale, les entreprises n’ont d’autre choix que de se doter de technologies permettant d’outiller les équipes et de modéliser les plans d’action, puis de mesurer les résultats », détaille Véronique Torner, soulignant l’impérieuse nécessité de « faire converger transition environnementale et transition numérique ».

Faire converger transition environnementale et numérique

« Les entreprises ont pris conscience qu’elles ne pouvaient pas réussir leur transition RSE sans transition numérique. Mais elles doivent aussi intégrer la RSE dans leur transformation numérique, en optant pour la sobriété et l’écoconception », dit-elle, rappelant que « l’opulence numérique du passé ne doit plus être d’actualité ». A l’heure d’une tension de plus en plus forte sur les ressources naturelles et les matières premières, et alors que les infrastructures pèsent lourd sur la balance des gaz à effet de serre, toutes les pistes doivent être explorées, depuis le recyclage du matériel informatique, jusqu’aux changements de comportements des usagers.

Les entreprises ont pris conscience qu’elles ne pouvaient pas réussir leur transition RSE sans transition numérique.

Véronique TornerCofondatrice et directrice générale d’Alter Waynone

« Il s’agit d’investir dans une innovation durable. La notion de numérique responsable doit infuser dans toutes les strates de la société, depuis l’école jusqu’à l’entreprise, en passant par les politiques des pouvoirs publics », dit-elle. Et la dirigeante de rappeler les trois piliers, sociaux, sociétaux et environnementaux, du numérique responsable. « Sur le volet social, cela signifie notamment que le numérique doit être inclusif, en étant accessible à toutes et tous. Et que s’il ‘disrupte’ le marché du travail, des politiques de formation et de reconversion doivent être mises en place », explique Véronique Torner, ajoutant que « le numérique doit, en outre, être accessible, de la même manière, dans tous les territoires ».

« Green IT »

Sur le champ sociétal, l’experte évoque, entre autres sujets, l’éthique, la transparence, la souveraineté, la sécurité et la protection des données (en écho au RGPD). Quant à la problématique environnementale, il s’agit d’adopter les fondamentaux du « green IT », pour un numérique soutenable, limitant notamment l’exploitation des ressources et les dépenses énergétiques.

Afin d’aider les organisations à accélérer en ce sens, et en vue de partager les bonnes pratiques, Numeum, le nouveau syndicat du numérique en France, est à l’initiative de Planète Tech’Care, plateforme nourrie par les expertises d’entreprises, d’associations, d’organisations professionnelles, d’écoles, de pôles de compétitivité, de fondations ou encore de think tanks. Autant d’acteurs qui mutualisent leurs compétences et partagent l’ambition d’accompagner les entreprises souhaitant intégrer le numérique dans leur trajectoire environnementale.

Source : lesechos

2022-04-28T15:26:52+02:0028 avril 2022|Catégories : RSE, Conseil, PME|Mots-clés : , , |0 commentaire

Pourquoi le Big Data et la data science peuvent devenir un avantage concurrentiel pour les PME

Les données se trouvent partout au sein de l’entreprise, et les PME ne font pas exception. Cependant, encore faut-il qu’elles soient efficacement équipées pour utiliser pleinement la data science.

Utiliser correctement les données peut avoir un impact non négligeable. Ces données sont partout au sein de l’entreprise, que ce soit dans les feuilles de calcul, des dossiers partagés en ligne ou encore hébergées localement sur les ordinateurs des employés. Les entreprises peuvent tirer d’énormes avantages de la data science – le processus par lequel nous commençons à comprendre les données – en utilisant des informations propres et opportunes pour prendre des décisions rapides et éclairées.

Néanmoins, les PME se confrontent souvent à des obstacles liés à l’aspect technique de la data science. Elles doivent alors aller au-delà de la technologie et se concentrer sur les principes fondamentaux de la stratégie des données, sans s’attarder uniquement sur les projets coûteux ou n’adressant que des problèmes pouvant entraîner des pertes financières importantes. Dans les toutes premières étapes, avant l’identification de ces problèmes, l’analyse des données peut être effectuée à l’aide de feuilles de calcul.

Le principal avantage d’une bonne utilisation des données est la capacité de prendre des décisions éclairées sur la base d’informations quantifiables et vérifiables. Il s’agit d’aller au-delà d’un fonctionnement hiérarchique tel qu’on le connaît depuis des décennies et de laisser la personne la plus proche d’un problème avoir une contribution directe à la résolution de ce problème en se basant sur les données. Cela motive les collaborateurs à deux niveaux extrêmement importants : apprendre et changer.

L’évolution du paysage des données d’entreprise au cours des 20 dernières années

Lorsque le terme de data scientist est apparu en 2001, le plus grand défi était de savoir comment tirer parti de sources de données relativement limitées. Au départ, il n’existait pas de formation spécifique pour préparer les gens aux tâches quotidiennes d’un data scientist, il n’y avait que des spécialistes des bases de données, des mathématiciens, des statisticiens et des physiciens qui écrivaient souvent du code à partir de zéro.

En 2012, le métier de data scientist avait été élu « job le plus sexy du 21e siècle » par Harvard Business Review. Tout le monde s’est alors précipité sur son profil LinkedIn pour ajouter la mention de data scientist et ainsi espérer obtenir un salaire plus élevé.

Par la suite, de nouveaux langages informatiques plus simples ont vu le jour, et nous avons commencé à voir des interfaces graphiques de type glisser-déposer rendant la data science accessible aux non-codeurs, mais elles étaient encore à leurs balbutiements.

À l’époque, les projets similaires au big data que nous connaissons aujourd’hui étaient constitués de données stockées dans différents départements, dans des silos de données difficiles d’accès, et contrôlées par différentes personnes. Ces projets de données nécessitaient un grand nombre d’outils et de produits pour transformer les données de base en quelque chose d’utile pour l’entreprise. Il fallait parler aux spécialistes des bases de données pour avoir accès aux données, apprendre à écrire du SQL ou trouver un expert pour extraire les données… puis les préparer pour l’analyse. Au fil du temps, ce processus s’est considérablement simplifié.

Après avoir analysé les données, il fallait convaincre la direction avant de mettre en œuvre quoi que ce soit.

Il était alors possible de générer une réelle valeur ajoutée à partir de ces applications complexes, mais seulement avec un niveau d’expertise technologique exceptionnellement élevé et une coordination poussée entre de nombreuses personnes. Grâce à ces premiers travailleurs de la donnée ayant jeté les bases de la data science, le modèle a fait ses preuves et la demande pour leur expertise a augmenté.

Les stratégies à connaître pour développer une culture et une activité axées sur les données

Pour développer une culture axée sur les données, il faut disposer de bases solides, y compris au niveau de la direction. En effet, l’équipe dirigeante doit faire de l’analyse une pratique standard, prête à soutenir et à conduire le changement. C’est ce que nous observons dans les entreprises les plus matures sur le plan analytique, et c’est quelque chose qui peut être reproduit au sein des PME.

Pour adopter une approche axée sur les données, il faut commencer par des programmes d’initiation aux données. Pour transformer cet apprentissage en véritable culture, cela nécessite d’intégrer l’analyse dans notre travail quotidien. Cela peut consister en un investissement considérable, mais payant à long terme. Pour que cela devienne une réalité, de nouvelles initiatives sont nécessaires en dehors des déjeuners et des formations habituels, qu’il s’agisse de l’offre de journées d’apprentissage supplémentaires rémunérées, de la gamification de l’apprentissage ou de l’apprentissage axé sur la carrière pour une planification de la main-d’œuvre de bout en bout.

Les personnes les plus proches d’un processus savent où se situent les problèmes, et en amplifiant l’intelligence humaine pour tirer le meilleur de la data science et de l’analyse, elles disposent du contexte et peuvent voir l’impact commercial de la résolution de cette question par les données. Il y a là un avantage énorme à trouver.

Équiper tous les employés pour l’analyse de données, quelle que soit leur expérience ou leur formation

Les technologies et les systèmes modernes devenant de plus en plus accessibles et conviviaux, tout le monde peut devenir un data scientist citoyen – une personne capable d’utiliser l’analyse des données pour créer des informations et de la valeur ajoutée. La question de savoir si les employés doivent être équipés de ces outils ne peut être résolue qu’à un niveau microéconomique par chaque entreprise. Des cas d’utilisation différents nécessitent des approches et des niveaux de gouvernance différents.

Par exemple, l’amélioration des compétences des caissiers de magasin en matière d’analyse de données ne présente qu’un avantage limité, mais doter d’autres employés de back-office ou de directeurs de magasin de compétences en matière d’analyse de données pourrait certainement créer de la valeur. Parmi les cas d’usages possibles, on pourrait envisager d’utiliser la vision par ordinateur pour automatiser l’extraction des données des cartes de pointage pour les feuilles de temps ou même pour automatiser l’extraction du texte des reçus et des factures au sein de la supply chain.

En fin de compte, bien que l’option d’utiliser l’analyse des données soit une option pour tout le monde, les entreprises qui cherchent à améliorer les compétences de leurs collaborateurs doivent toujours suivre un modèle coûts-avantages standard.

Comment les organisations peuvent identifier les bons problèmes à résoudre et y arriver grâce à l’analyse des données

Trouver le bon problème à résoudre est un défi qui est unique à chaque entreprise – bien qu’ils puissent avoir quelques points communs – devant s’y retrouver dans l’amalgame de personnes, processus, anciennes technologies ou même emplacement géographique.

Avant de se lancer dans l’analyse des données, les entreprises doivent systématiquement avoir une idée du problème idéal à résoudre. L’astuce ici est de partir la décision commerciale viser et de travailler à rebours.

Trouver le bon problème est souvent le résultat final de nombreuses victoires à plus petite échelle, car les organisations commencent à comprendre non seulement ce dont elles ont réellement besoin, mais aussi les ressources et les outils dont elles disposent pour y parvenir, tout en éliminant ce qui n’est pas nécessaire. Ces projets que l’on pourrait considérer comme intermédiaires servent de base pour atteindre l’objectif final.

Les technologies de pointe d’analyse de données : un levier essentiel pour les PME dans un marché concurrentiel

La capacité d’intégrer de nouveaux points de données dans un processus analytique, de fournir des informations en temps réel et de s’adapter rapidement aux demandes changeantes du marché est ce qui sépare les entreprises dites digital native ou pure players (Netflix, Amazon, etc) des organisations plus anciennes qui croulent sous la dette technique. L’automatisation du traitement de ces informations permet de dégager une valeur considérable, mais également de libérer le temps des collaborateurs afin de se concentrer sur des missions à plus forte valeur ajoutée pour l’entreprise. C’est d’ailleurs pour cette raison que les employés étant les plus proches de la donnée doivent être inclus dans ces projets dès leur conception ainsi que tout au long du déploiement de ces solutions technologiques.

En investissant dans des outils non techniques tels que des plateformes en libre-service que chaque employé – du service marketing aux opérations commerciales – peut facilement utiliser, ce dernier peut ainsi expérimenter et acquérir de nouvelles compétences liées à la donnée. Ces plateformes peuvent aider les travailleurs à découvrir comment automatiser les processus analytiques afin de dégager de puissantes informations à partir des données, créant ainsi une solide base de compétences pour l’avenir.

L’automatisation de la découverte, de l’analyse et de l’obtention de réponses permet aux entreprises de prendre de l’avance sur leurs concurrents. Néanmoins, une chose est primordiale : tous les collaborateurs doivent pouvoir le faire facilement, cela ne doit plus être la chasse gardée d’une poignée de spécialistes.

Source : journaldunet

2022-04-28T15:33:27+02:0028 avril 2022|Catégories : Digital, Conseil, PME|Mots-clés : , , , , |0 commentaire
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