Pourquoi le Big Data et la data science peuvent devenir un avantage concurrentiel pour les PME

Les données se trouvent partout au sein de l’entreprise, et les PME ne font pas exception. Cependant, encore faut-il qu’elles soient efficacement équipées pour utiliser pleinement la data science.

Utiliser correctement les données peut avoir un impact non négligeable. Ces données sont partout au sein de l’entreprise, que ce soit dans les feuilles de calcul, des dossiers partagés en ligne ou encore hébergées localement sur les ordinateurs des employés. Les entreprises peuvent tirer d’énormes avantages de la data science – le processus par lequel nous commençons à comprendre les données – en utilisant des informations propres et opportunes pour prendre des décisions rapides et éclairées.

Néanmoins, les PME se confrontent souvent à des obstacles liés à l’aspect technique de la data science. Elles doivent alors aller au-delà de la technologie et se concentrer sur les principes fondamentaux de la stratégie des données, sans s’attarder uniquement sur les projets coûteux ou n’adressant que des problèmes pouvant entraîner des pertes financières importantes. Dans les toutes premières étapes, avant l’identification de ces problèmes, l’analyse des données peut être effectuée à l’aide de feuilles de calcul.

Le principal avantage d’une bonne utilisation des données est la capacité de prendre des décisions éclairées sur la base d’informations quantifiables et vérifiables. Il s’agit d’aller au-delà d’un fonctionnement hiérarchique tel qu’on le connaît depuis des décennies et de laisser la personne la plus proche d’un problème avoir une contribution directe à la résolution de ce problème en se basant sur les données. Cela motive les collaborateurs à deux niveaux extrêmement importants : apprendre et changer.

L’évolution du paysage des données d’entreprise au cours des 20 dernières années

Lorsque le terme de data scientist est apparu en 2001, le plus grand défi était de savoir comment tirer parti de sources de données relativement limitées. Au départ, il n’existait pas de formation spécifique pour préparer les gens aux tâches quotidiennes d’un data scientist, il n’y avait que des spécialistes des bases de données, des mathématiciens, des statisticiens et des physiciens qui écrivaient souvent du code à partir de zéro.

En 2012, le métier de data scientist avait été élu « job le plus sexy du 21e siècle » par Harvard Business Review. Tout le monde s’est alors précipité sur son profil LinkedIn pour ajouter la mention de data scientist et ainsi espérer obtenir un salaire plus élevé.

Par la suite, de nouveaux langages informatiques plus simples ont vu le jour, et nous avons commencé à voir des interfaces graphiques de type glisser-déposer rendant la data science accessible aux non-codeurs, mais elles étaient encore à leurs balbutiements.

À l’époque, les projets similaires au big data que nous connaissons aujourd’hui étaient constitués de données stockées dans différents départements, dans des silos de données difficiles d’accès, et contrôlées par différentes personnes. Ces projets de données nécessitaient un grand nombre d’outils et de produits pour transformer les données de base en quelque chose d’utile pour l’entreprise. Il fallait parler aux spécialistes des bases de données pour avoir accès aux données, apprendre à écrire du SQL ou trouver un expert pour extraire les données… puis les préparer pour l’analyse. Au fil du temps, ce processus s’est considérablement simplifié.

Après avoir analysé les données, il fallait convaincre la direction avant de mettre en œuvre quoi que ce soit.

Il était alors possible de générer une réelle valeur ajoutée à partir de ces applications complexes, mais seulement avec un niveau d’expertise technologique exceptionnellement élevé et une coordination poussée entre de nombreuses personnes. Grâce à ces premiers travailleurs de la donnée ayant jeté les bases de la data science, le modèle a fait ses preuves et la demande pour leur expertise a augmenté.

Les stratégies à connaître pour développer une culture et une activité axées sur les données

Pour développer une culture axée sur les données, il faut disposer de bases solides, y compris au niveau de la direction. En effet, l’équipe dirigeante doit faire de l’analyse une pratique standard, prête à soutenir et à conduire le changement. C’est ce que nous observons dans les entreprises les plus matures sur le plan analytique, et c’est quelque chose qui peut être reproduit au sein des PME.

Pour adopter une approche axée sur les données, il faut commencer par des programmes d’initiation aux données. Pour transformer cet apprentissage en véritable culture, cela nécessite d’intégrer l’analyse dans notre travail quotidien. Cela peut consister en un investissement considérable, mais payant à long terme. Pour que cela devienne une réalité, de nouvelles initiatives sont nécessaires en dehors des déjeuners et des formations habituels, qu’il s’agisse de l’offre de journées d’apprentissage supplémentaires rémunérées, de la gamification de l’apprentissage ou de l’apprentissage axé sur la carrière pour une planification de la main-d’œuvre de bout en bout.

Les personnes les plus proches d’un processus savent où se situent les problèmes, et en amplifiant l’intelligence humaine pour tirer le meilleur de la data science et de l’analyse, elles disposent du contexte et peuvent voir l’impact commercial de la résolution de cette question par les données. Il y a là un avantage énorme à trouver.

Équiper tous les employés pour l’analyse de données, quelle que soit leur expérience ou leur formation

Les technologies et les systèmes modernes devenant de plus en plus accessibles et conviviaux, tout le monde peut devenir un data scientist citoyen – une personne capable d’utiliser l’analyse des données pour créer des informations et de la valeur ajoutée. La question de savoir si les employés doivent être équipés de ces outils ne peut être résolue qu’à un niveau microéconomique par chaque entreprise. Des cas d’utilisation différents nécessitent des approches et des niveaux de gouvernance différents.

Par exemple, l’amélioration des compétences des caissiers de magasin en matière d’analyse de données ne présente qu’un avantage limité, mais doter d’autres employés de back-office ou de directeurs de magasin de compétences en matière d’analyse de données pourrait certainement créer de la valeur. Parmi les cas d’usages possibles, on pourrait envisager d’utiliser la vision par ordinateur pour automatiser l’extraction des données des cartes de pointage pour les feuilles de temps ou même pour automatiser l’extraction du texte des reçus et des factures au sein de la supply chain.

En fin de compte, bien que l’option d’utiliser l’analyse des données soit une option pour tout le monde, les entreprises qui cherchent à améliorer les compétences de leurs collaborateurs doivent toujours suivre un modèle coûts-avantages standard.

Comment les organisations peuvent identifier les bons problèmes à résoudre et y arriver grâce à l’analyse des données

Trouver le bon problème à résoudre est un défi qui est unique à chaque entreprise – bien qu’ils puissent avoir quelques points communs – devant s’y retrouver dans l’amalgame de personnes, processus, anciennes technologies ou même emplacement géographique.

Avant de se lancer dans l’analyse des données, les entreprises doivent systématiquement avoir une idée du problème idéal à résoudre. L’astuce ici est de partir la décision commerciale viser et de travailler à rebours.

Trouver le bon problème est souvent le résultat final de nombreuses victoires à plus petite échelle, car les organisations commencent à comprendre non seulement ce dont elles ont réellement besoin, mais aussi les ressources et les outils dont elles disposent pour y parvenir, tout en éliminant ce qui n’est pas nécessaire. Ces projets que l’on pourrait considérer comme intermédiaires servent de base pour atteindre l’objectif final.

Les technologies de pointe d’analyse de données : un levier essentiel pour les PME dans un marché concurrentiel

La capacité d’intégrer de nouveaux points de données dans un processus analytique, de fournir des informations en temps réel et de s’adapter rapidement aux demandes changeantes du marché est ce qui sépare les entreprises dites digital native ou pure players (Netflix, Amazon, etc) des organisations plus anciennes qui croulent sous la dette technique. L’automatisation du traitement de ces informations permet de dégager une valeur considérable, mais également de libérer le temps des collaborateurs afin de se concentrer sur des missions à plus forte valeur ajoutée pour l’entreprise. C’est d’ailleurs pour cette raison que les employés étant les plus proches de la donnée doivent être inclus dans ces projets dès leur conception ainsi que tout au long du déploiement de ces solutions technologiques.

En investissant dans des outils non techniques tels que des plateformes en libre-service que chaque employé – du service marketing aux opérations commerciales – peut facilement utiliser, ce dernier peut ainsi expérimenter et acquérir de nouvelles compétences liées à la donnée. Ces plateformes peuvent aider les travailleurs à découvrir comment automatiser les processus analytiques afin de dégager de puissantes informations à partir des données, créant ainsi une solide base de compétences pour l’avenir.

L’automatisation de la découverte, de l’analyse et de l’obtention de réponses permet aux entreprises de prendre de l’avance sur leurs concurrents. Néanmoins, une chose est primordiale : tous les collaborateurs doivent pouvoir le faire facilement, cela ne doit plus être la chasse gardée d’une poignée de spécialistes.

Source : journaldunet

2022-04-28T15:33:27+02:0028 avril 2022|Catégories : Digital, Conseil, PME|Mots-clés : , , , , |0 commentaire

Comment réussir sa stratégie de marketing digital en 2021 sans risque de se tromper ?

Depuis près d’une décennie déjà, on assiste au développement exponentiel du commerce en ligne. Que l’on soit un géant du secteur ou un tout petit artisan, il est crucial de bien définir sa stratégie de marketing pour espérer s’imposer sur internet. Dans la suite, découvrez nos conseils pour y parvenir.

L’importance de savoir qui sont vos cibles

Si l’entreprise sait quelles sont ses cibles (ex. tous les hommes âgés de 35 à 40 ans), elle doit également savoir qui elles sont (ex. Marc, 43 ans, agent commercial, etc.). L’objectif ? Concevoir des messages percutants afin d’inciter le buyer personas (client idéal) à faire confiance à la marque, puis à acheter les produits et/ou les services proposés par cette dernière. En exploitant intelligemment les buyer personas, l’entreprise pourra rentabiliser son investissement grâce à une stratégie digitale efficace. De plus, elle pourra durablement augmenter leur chiffre d’affaires.

Faire de l’inbound marketing pour attirer des clients

À partir du moment où l’entreprise a clairement identifié le client parfait, elle peut désormais lui proposer du contenu sur mesure, adapté à ses préoccupations et qui répond naturellement à ses problématiques. C’est ce que l’on appelle de l’inbound marketing, une discipline du marketing, destiné à attirer le client plutôt que d’aller vers lui. Les articles de blog, les infographies ou encore les avis d’experts sont tant de formats à exploiter pour s’adresser à sa cible au bon moment et au bon endroit.

Mettre au point la bonne stratégie de référencement naturel (SEO)

En 2021, le SEO reste la clé pour rester visible sur les moteurs de recherche. Cela consiste à optimiser son site internet afin de répondre aux exigences de Bing, Yahoo, mais plus spécifiquement de Google. Ce dernier est utilisé par plus de 90 % des Français. Et lorsque l’on sait que 80 % des internautes effectuent une recherche sur Google avant de faire un achat, il convient de rester parfaitement visible sur ce dernier. Pour cela, il faut rédiger du contenu avec les bons mots-clés, mettre en ligne du contenu original et à forte valeur ajoutée, mais aussi travailler les aspects techniques de son site internet.

Miser sur l’incroyable puissance des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux comptent des millions d’utilisateurs. À coup sûr, vos clients et prospects s’y trouvent. Alors, qu’est-ce que vous attendez pour aller les chercher ? Sur Twitter, Instagram ou encore Facebook, créez des contenus engageants et originaux, utilisez les bons hashtags et multipliez les partenariats avec d’autres marques ou des influenceurs afin de renforcer votre présence. Vous pouvez également sponsoriser vos publications afin d’augmenter votre portée. Le trafic généré sur les réseaux sociaux est la clé pour augmenter le nombre de prospects transformés en clients.

Le mail pour communiquer intelligemment avec ces cibles

Après avoir identifié vos cibles, vous pouvez désormais leur adresser des messages capables de susciter leur intérêt. Au lieu d’opter pour une campagne SMS, faites plutôt le choix de l’emailing. En plus d’être moins onéreuse, cette solution permet de mieux évaluer la portée de sa campagne grâce à de nombreux indicateurs de performance (KPI). Le taux d’ouverture, le taux de rebond, le taux de délivrance, etc., sont tant de KPI pour mesurer la portée de vos actions.

Source : Les connectés

2022-05-18T18:55:19+02:002 octobre 2021|Catégories : Digital, Marketing, PME|Mots-clés : , , , , , |0 commentaire

Comment faire du marketing responsable une source d’innovation ?

Peu impliquées jusqu’ici dans les démarches RSE d’entreprises, les équipes marketing l’intègrent de plus en plus dans leurs stratégies. Tant mieux, le marketing responsable étant source de démarcation et d’innovation. C’est le point de vue de Benoît Chatelier, fondateur d’Askeet.

Les appels d’offres comprennent de plus en plus souvent des demandes en matière de développement durable. Les services achats des entreprises y sont très attentifs. D’après le baromètre 2019 de l’observatoire de l’achat responsable, 9 entreprises sur 10 interrogées ont une politique d’achat responsable. Les labels RSE comme Global Compact ou Ecolabel sont dorénavant recherchés des acheteurs.

Promouvoir sa marque tout en restant fidèle à ses valeurs

Si la RSE est intégrée depuis une bonne dizaine d’années dans la politique des entreprises, les équipes marketing étaient jusqu’ici peu impliquées dans cette démarche. Aujourd’hui, le client, qu’il soit B to C ou B to B, est passé à une nouvelle phase. « L’utilité d’un produit n’est plus le seul critère d’achat. L’entreprise doit aussi nourrir et partager ses valeurs », explique Paul-Antoine Raulin, development representativ chez Epic France, fondation qui lutte contre les inégalités. La difficulté réside dans l’envie de promouvoir sa marque tout en restant fidèle à ses valeurs. Deux choix s’offrent alors : mettre son budget marketing dans une campagne de référencement payant et dépenser cet argent chez Google, ou trouver une solution plus en phase avec les valeurs éthiques défendues.

L’hyper concurrence a fait émerger un fort besoin de sens : fournisseurs, investisseurs, partenaires, consommateurs, salariés, tous le ressentent. Les marques doivent donc s’adapter en mettant en avant leur impact social. De plus en plus d’entreprises souhaitent mettre en place des solutions de dons pouvant être reversées intégralement à des associations : arrondi en caisse, don sur salaire, don sur transaction sont autant de preuves concrètes que le bien social et le partage sont ancrés dans le mode de fonctionnement de l’entreprise. Une tendance qui améliore la fidélisation des clients et l’engagement de la marque.

Des demandes de prestataires engagés dans des démarches RSE

En B to C, toutes les études montrent que le comportement des consommateurs a changé. Mais en B to B aussi les entreprises sont de plus en plus en demande de prestataires engagés dans des démarches RSE. Alors qu’en 2015, UPS peinait à convaincre ses clients de payer un prix plus élevé pour réduire l’empreinte carbone, en 2016, la demande explose. UPS propose alors de replanter des arbres pour compenser les émissions carbones. Le succès est immédiat.

Le marketing responsable valorise et pérennise les actions RSE

La RSE donne aux entreprises une opportunité d’innover et de se démarquer. Le marketing doit s’en emparer pour valoriser et pérenniser les actions menées dans le cadre d’une stratégie RSE. Et pourquoi s’en priver alors que de nombreuses études montrent que la réputation des entreprises en matière de RSE est un facteur de performance. Elle ouvre de nouvelles opportunités et donne une avance concurrentielle. L’exemple de Michelin est emblématique. La marque crée en 2001 le service Fleet solution. Elle ne vend plus ses pneus aux transporteurs routiers mais leur propose une offre de location de pneus dont le prix se calcule en fonction du nombre de kilomètres parcourus. Elle peut se prévaloir de proposer une offre respectueuse de l’environnement excellente pour son image de marque ! Mais surtout l’offre est très rentable puisqu’elle a généré 600 millions d’euros de nouveaux business. Un sacré coup d’avance qui en fait aujourd’hui le leader mondial du service d’optimisation des pneumatiques pour les professionnels.

Le marketing responsable : le vrai risque serait de ne pas le faire

Le marketing responsable est donc une véritable source de valeur pour une entreprise de BtoB: amélioration de l’image de marque et de la notoriété, meilleure maîtrise des risques grâce à une vision de long terme, réduction des coûts, différenciation stratégique, meilleure visibilité et opportunité de référencement auprès de nouveaux distributeurs. En réalité, le vrai risque serait de ne pas le faire !

Source : E-marketing.fr

2020-07-22T15:48:10+02:0022 juillet 2020|Catégories : Digital, ETI, GE, Marketing, PME, TPE|Mots-clés : , , , , |0 commentaire

ETI et PME encore trop réfractaires à l’IA

Dans ces sociétés si importantes pour nos territoires et pour la vigueur de notre économie, le sujet inquiète. 43% des dirigeants de société de 50 à 100 salariés considèrent ainsi que l’IA va plutôt dégrader l’emploi contre 25 % seulement dans les entreprises de plus de 500 salariés selon l’étude conduite par BCG et Malakoff Médéric, IA et Capital humain. Par ailleurs, 53% des entreprises de plus de 250 salariés font de l’IA une priorité stratégique dans les cinq ans à venir contre 32 % seulement pour les autres.

La taille est donc un critère déterminant en termes de perception et d’adoption de l’IA. Est-ce légitime ? L’IA est-elle une technologie de grands groupes exclusivement ? Je ne le crois pas !

Et les dirigeants d’ETI doivent se saisir au plus vite de ce sujet qui peut leur apporter un avantage compétitif majeur.

En premier lieu, ils doivent se former et ne pas considérer que l’IA est un sujet trop technique et hors de portée. En deux jours de formation, ils pourront comprendre les principaux concepts de l’IA (deep learning, machine learning, optimization, etc.) et surtout étudier quelques cas d’usage précis qui pourront leur donner des idées concrètes. Certaines régions, en coopération avec les Chambres de commerce, ont commencé à bâtir des cursus de formation adaptés aux dirigeants des PME Ces formations doivent permettre aux dirigeants de démystifier l’IA, de dépasser leurs angoisses et surtout de rentrer dans le vif du sujet.

A ce stade, le dirigeant doit en premier lieu identifier un sujet business pour lequel l’IA sera un accélérateur majeur. Il doit choisir un sujet central à forte valeur ajoutée. Cela peut être un sujet de tarification, de supply chain, de production industrielle etc. La facilité qui se révélera à coup sûr contre-productive est de choisir un sujet périphérique pour tester l’IA et se faire une idée. Cette prudence apparente est un mauvais calcul. C’est de l’argent jeté par la fenêtre ! L’IA fonctionne, on le sait aujourd’hui et il n’y a pas besoin d’études détaillées et autres « proof of concepts » pour s’en convaincre. Les pionniers de l’IA l’ont bien compris.

Enfin, le dirigeant d’ETI doit mettre en place un modus operandi adapté. Il doit tout d’abord choisir un porteur senior du comité de direction, dont le profil dépend du sujet prioritaire retenu. Celui-ci doit pouvoir s’appuyer sur un chef de projet métier mobilisé à 50% sur le sujet. Enfin, le projet doit bénéficier du soutien du DSI pour les aspects techniques mais aussi du DRH pour les aspects formation et gestion du changement qui sont des paramètres clefs.

L’erreur à ne pas commettre est de recruter un jeune data scientist pour gérer le projet et qui sera difficile à manager car personne ne comprendra son expertise. L’équipe interne peut travailler avec des spécialistes, ou bien des consultants spécialisés en IA qui sauront construire des solutions sur mesure en lien avec le besoin. Elle peut aussi travailler avec des éditeur de logiciels qui ont des solutions IA éprouvées.

L’IA est donc un enjeu qui ne dépend pas de la taille de l’entreprise. Son adoption est aujourd’hui trop marginale dans les ETI et les PME. Pourtant, dans les années qui viennent ma conviction est que les « first adopters » seront certainement les grands gagnants car en matière d’IA, la courbe d’expérience est fondamentale. Autrement dit, c’est en pratiquant que l’on progresse, que l’on devient toujours plus performant et que les petites entreprises, parfois, peuvent devenir grandes.

Source : l’usinenouvelle

2019-03-31T11:03:23+02:003 avril 2019|Catégories : Digital, ETI, IA, PME|Mots-clés : , , , , |0 commentaire

Inbound marketing : 10 étapes pour concevoir une stratégie de marketing digital

La stratégie de marketing numérique fait partie intégrante de la croissance de nombreuses entreprises, car elle décrit les tâches et actions nécessaires pour atteindre les objectifs de marketing. Certaines personnes sont souvent intimidées par le mot « stratégie », mais sa conception peut en réalité être relativement facile. Le secret de l’élaboration d’une stratégie de marketing digital efficace réside dans la préparation et la prise en compte des dernières tendances. Pour vous aider à créer une stratégie de marketing digital pour votre entreprise, nous vous proposons un guide en 10 étapes qui impliquent à la fois des fondamentaux et des innovations.

Étape 1 : définissez votre client d’une nouvelle manière

Auparavant, les spécialistes du marketing digital collectaient des informations qualitatives et quantitatives sur le public cible, notamment l’âge, le sexe, la profession, les intérêts et le lieu. La définition du client potentiel a été portée à un autre niveau récemment, les personnalités du client prenant le relais. Maintenant, les stratégies marketing les plus efficaces sont incomplètes sans elles.

Le persona de l’acheteur est un terme utilisé pour décrire le client idéal qui peut être défini en sondant et en contactant le groupe cible prédéfini. Pour définir votre propre profil d’acheteur, vous pouvez utiliser des outils et des plateformes en ligne qui sont dédiés à cet effet ; la plupart étant gratuits.

Voici en quelques lignes comment vous pouvez définir des persona utiles :

  • Commencez par les bases et notez toutes les informations démographiques que vous connaissez sur votre consommateur cible telles que l’âge, le sexe et l’emplacement.
  • Creusez par la suite un peu plus profondément et identifiez les problèmes que vous pouvez aider votre consommateur cible à résoudre.
  • Plongez dans leurs désirs émotionnels, leurs objectifs, leurs aspirations et leurs peurs et documentez tous les facteurs qui pourraient les motiver (pensez à leurs désirs conscients et inconscients).
  • Vous pouvez également vous servir des « Rapports d’audience » de votre compte Google Analytics pour identifier les principales caractéristiques de votre personnage cible, telles que l’âge, le sexe, la carrière, etc.

Lors de la création de vos personnages, le moment est idéal pour identifier les personnes qui auront une influence sur eux, ce sont ceux qui sont susceptibles d’influencer et que votre stratégie marketing doit cibler.

Étape 2 : identifiez les objectifs et les outils

Chaque professionnel du marketing sait à quel point cette étape est importante. Sans fixer des objectifs clairs, la stratégie ne fonctionnera tout simplement pas. Vous devez donc les définir. Vous devez vous assurer que les objectifs que vous avez définis sont appropriés et qu’ils soient mesurables.

Exemple d’objectif marketing faible :

  • Augmentez le nombre de conversions sur le site Web l’année prochaine et créez deux offres promotionnelles.
  • Quel est le problème avec cet objectif ? Évidemment, c’est non-mesurable ! Comment peut-on donc mesurer les progrès en utilisant cet objectif ?

Voici comment cela aurait dû être formulé :

Augmentez les conversions sur le site Web de 20 % au quatrième trimestre de 2019 et créez deux offres promotionnelles : rapport de marketing gratuit et livre marketing. Demandez-les en ligne avant novembre et octobre respectivement.

Voici un modèle d’indicateur de performance clé à utiliser : (insérer l’objectif, par exemple « Augmenter le trafic ») de (insérer le chiffre) % dans (insérer le nombre de mois).

Étape 3 : définissez et mesurez vos objectifs

Voici comment vous pouvez définir et mesurer vos objectifs.

  • Soyez précis en identifiant les chiffres pour lesquels vous serez tenu responsable.
  • Soyez réaliste avec vos indicateurs de performance clé en analysant d’abord vos efforts de marketing digital antérieurs si possible. Cela vous permettra de viser une augmentation positive de vos résultats actuels tout en vous évitant de placer vos attentes trop haut.
  • Identifiez une méthode pour vous aider à mesurer chacun de vos indicateurs de performance. Par exemple, vous pouvez utiliser Google Analytics pour mesurer vos conversions, votre analyse de médias sociaux individuelle pour suivre l’engagement ou un outil tel que BuzzSumo pour évaluer le succès de votre marketing de contenu.

Avant de commencer à planifier vos indicateurs de performance clé, déterminez les indicateurs qui importent le plus.

Étape 4 : concentrez-vous sur les blogs

Les blogs sont très importants pour le marketing en ligne. Cet aspect clé de la stratégie remplit certaines fonctions essentielles, notamment :

  • Augmenter le trafic sur votre site Web ;
  • Renforcer la présence sur les réseaux sociaux ;
  • Vous positionner par rapport à d’autres sociétés ;
  • Classer tous ces requêtes et mots clés de recherche à long terme.

Si vous avez un blog régulièrement mis à jour et que les visiteurs trouvent utile, cela signifie que votre site Web sera facilement trouvé via les moteurs de recherche et peut être utilisé comme plate-forme pour votre campagne marketing. Il suffira d’appliquer quelques astuces et conseils pour optimiser le référencement de votre page web.

Étape 5 : évaluez les canaux de marketing digital

Analysez les ressources et les canaux digitaux qui existent ou que vous utilisez déjà :

  • Le site Web ;
  • Le contenu de blog ;
  • Le compte de médias sociaux ;
  • Le bouche-à-oreille ;
  • La publicité native ;
  • Google Adwords ;
  • La publicité payée.

Demandez-vous : quelle a été leur efficacité et comment peuvent-ils être utilisés cette fois-ci ?

Si votre stratégie de marketing numérique future n’intègre pas tous ces éléments, vous pouvez utiliser ceux qui étaient les plus efficaces dans les années antérieures. Par exemple, si une page de destination que vous avez récemment créée a été efficace pour générer des prospects, utilisez-la encore de nouveau, mais améliorez-la autant que possible. La même chose s’applique aux autres actifs et canaux.

Étape 6 : utilisez la bonne technologie

Un effort de marketing est gaspillé si une technologie inefficace ou inappropriée est utilisée. Par exemple, le marketing par courriel ne devrait pas être fait manuellement, mais plutôt à l’aide d’outils tels que Vendasta, qui le font progresser en fournissant des fonctions sophistiquées. Il existe bien d’autres bonnes pratiques à observer lors de campagnes de marketing par courriel.

Les business en ligne consistent essentiellement à vous connecter avec des clients potentiels. Le trafic sur votre site Web doit donc être élevé pour garantir des résultats positifs. Votre stratégie de marketing numérique doit par suite vous assurer que vos prospects et vos visiteurs n’exercent pas des efforts inutiles pour vous contacter.

Comme l’a abordé Adam Fridman, « Il y a beaucoup à apprendre de votre public en ligne. Vous obtiendrez des commentaires honnêtes sur les campagnes et la messagerie, entre autres. En intégrant l’interprétation et l’opinion de vos fans sur votre marque, vous obtiendrez à la fois un contenu nouveau et des fans fidèles ».

Il est donc clair que nous ne sommes plus à l’époque où le client est roi, mais nous sommes à une époque où le client est acteur.

Pour éliminer les efforts inutiles, vous devez vous assurer que la page de destination ne demande pas de données non pertinentes. Rendez les « appels à l’action » clairement visibles sur la page de destination et les autres pages du site Web.

Étape 7 : identifiez vos moyens (et respectez votre budget)

Trois choses sont importantes pour identifier vos moyens : ce sont votre budget, vos canaux de diffusion et votre équipe (ou vos collaborateurs). Il est important de faire le bilan de toutes vos ressources dont vous aurez besoin pour la prochaine période.

Par exemple, vous pouvez créer un audit de vos chaînes digitales existantes et décider si vous souhaitez externaliser des sections spécifiques de votre marketing numérique. Vous pouvez aussi décider si vous devez réserver un budget pour une ou deux recrues.

Comment identifier vos moyens ?

Le budget :

  • Définissez votre budget global de marketing numérique.
  • Examinez les données historiques de ce qui a fonctionné auparavant (par exemple, des canaux spécifiques vous ont-ils apporté des prospects de qualité à faible coût ?)
  • Décidez si vous utiliserez une promotion payante (par exemple, Adwords ou des annonces payées sur les médias sociaux).
  • Allouez une partie spécifique du budget pour chaque canal numérique que vous souhaitez utiliser pour une promotion payée (mettez un accent sur les canaux numériques les plus rentables avec la plus grande portée et les plus grandes conversions avec le plus bas coût par clic).
  • Si un élément de votre stratégie de promotion payée ne vous donne pas les résultats escomptés, revoyez-le et investissez le montant du budget alloué dans un canal qui vous donnera les meilleurs résultats.

L’équipe :

  • Examinez votre équipe actuelle et évaluez ce que vous êtes capable de réaliser (soyez réaliste et veillez à ce que personne ne soit débordé ni trop sollicité).
  • Déterminez si vous devez embaucher plus de personnes et si vous avez les moyens de le faire.
    Décidez si toute votre activité de marketing numérique se déroulera en interne ou si vous aurez besoin de sous-traiter avec une agence tierce.
  • Demandez à chacun des membres de votre équipe de passer en revue leur activité de marketing numérique et de réfléchir à quelques idées pour leur stratégie de marketing future (plus votre employé aura d’autonomie, plus il sera associé à votre nouveau plan).

Les canaux :

  • Passez en revue vos canaux de marketing numérique actuels et choisissez les canaux à conserver et indiquez si vous souhaitez investir dans de nouveaux canaux (cela dépend de l’emplacement de vos clients et du temps dont vous disposez).
  • Énoncez clairement ce que chaque chaîne numérique tente de réaliser.
  • Assurez-vous qu’au moins un indicateur de performance clé est associé à chacun de vos canaux numériques.
  • Examinez votre modèle responsif mobile et vos modèles de courrier électronique pour vous assurer que vous utilisez les méthodes les plus récentes et ne fournissez que les données pertinentes et les plus récentes.

Étape 8 : définissez un calendrier de marketing digital

Le calendrier de marketing est très important surtout quand il s’agit d’un marketing digital. Voici quelques points qui vous aideront à le concevoir :

  • Essayez de créer votre calendrier à l’aide de Google Calendriers. Ainsi, vous pourrez le partager avec les membres de votre équipe et leur permettre de le modifier si nécessaire.
  • Mettez en surbrillance les campagnes clés que vous allez créer et promouvoir tout au long de l’année.
    Documentez-le des canaux numériques nécessaires pour assurer le succès de chaque campagne.

Étape 9 : passez en revue la stratégie

Pour passer en revue votre stratégie marketing et identifier les changements nécessaires, il existe des aspects importants que vous devez prendre en compte. Les voici en quelques points :

  • Créez un plan de mesure et de surveillance.
  • Vérifiez le succès des éléments individuels de votre stratégie de marketing digital à intervalles continus.
  • Si quelque chose ne fonctionne pas (c’est-à-dire que vous n’atteignez pas les indicateurs de performance clé que vous avez définis), isolez les différents éléments et essayez d’identifier ce qui ne fonctionne pas (par exemple, est-ce l’heure d’affichage du contenu ou les slogans que vous utilisez pour vos annonces ?).
  • Revenez sur vos analyses précédentes, vos persona et votre budget, et essayez quelque chose de nouveau.
  • Créez un indicateur de performance clé clairement défini pour votre nouvelle entreprise.

Votre plan ne sera pas parfait au départ. Toutes les hypothèses que vous formulez ne seront pas correctes. Et bien que vous ayez pris le soin de concevoir un plan soigneusement élaboré, fondé sur un ensemble d’hypothèses éclairantes et d’analyses, vous ne pourrez toujours pas prédire exactement le comportement de vos clients. Il est donc essentiel de mesurer et de surveiller en permanence les performances de votre stratégie de marketing numérique et de modifier les éléments le cas échéant.

Étape 10 : se faire accompagner par les agences spécialistes

Chaque entreprise est différente, du point de vue marché, objectifs, moyens ou maturité sur le plan digital. Logiquement, chaque cas mérite d’être étudié individuellement pour proposer les solutions les mieux ciblées. En France , le cabinet Possibility à Strasbourg, à l’instar de plusieurs autres, privilégie une méthode MIXBOUND (Inbound + Outbound) adaptée en fonction des objectifs des clients.

En effet, cette méthode permet d’attirer le client potentiel vers soi plutôt que d’aller le solliciter avec des outils de push marketing agaçants, voilà le concept clé de l’Inbound marketing. L’idée est de générer des prospects qui coûtent de moins en moins cher. Une fois que vous avez réussi à les faire venir sur le site web de l’entreprise, l’objectif est de leur faire vivre une expérience utilisateur unique et personnalisée pour les convertir en client. L’Inbound marketing est le passage de l’ère de la manipulation à celle de l’information.

L’élaboration d’une stratégie de marketing digital nécessite beaucoup de travail, mais un plan efficace et bien conçu facilitera grandement les choses.

Selon une étude de Smart Insights intitulée « Managing Digital Marketing », 46 % des marques n’ont pas de stratégie de marketing digitale définie, tandis que 16 % seulement en ont une, mais ne l’ont pas encore intégrée à leur activité de marketing. Choisissez de faire partie des 16 % afin de profiter des avantages comparatifs qui vous attendent.

Les étapes sous-développées sont loin d’être exhaustives, mais assez directives pour vous orienter dans la conception. Ne vous limitez pas à la lecture seulement. Franchissez cette étape, allez à la mise en application de ces idées. Cela va booster votre entreprise et vous ouvrir d’autres pistes de réflexion. Il est temps de cesser de paniquer au sujet des années prochaines ou des mois prochains et de commencer à élaborer un plan marketing de qualité.

Source : IndiceRH

2019-03-26T10:48:22+01:0027 mars 2019|Catégories : Digital, ETI, GE, Marketing, PME, TPE|Mots-clés : , , |0 commentaire

Le brand content : une stratégie marketing qui marque les esprits

Pratique marketing devenue incontournable pour les marques et entreprises, le brand content (contenu de marque en français, ndlr) désigne des contenus stratégiques directement produits par celles-ci.  Il se différencie de la publicité traditionnelle, ne reposant pas sur un discours purement commercial pour favoriser les ventes, mais sur des contenus informatifs et divertissants, dont le but est de développer à long terme une relation avec son actuelle et potentielle audience et susciter son intérêt. Les entreprises ou marques vantent alors leur histoire, leurs valeurs ou leur savoir-faire. Avec une stratégie de brand content bien rodée, elles peuvent voir leur clientèle s’accroître tout en augmentant les chances d’un acte d’achat et disposent d’une crédibilité et d’une bonne réputation. Découvrez l’un des exemples les plus significatifs et comment vous pouvez construire votre propre stratégie de contenus de marque.

Selon plusieurs études notamment réalisées par l’institut de sondage Ipsos et Logica Business Consulting, entreprise européenne de service en informatique, 91 % des entreprises américaines dans le secteur BtoC auraient recours au brand content et 66 % des internautes aimeraient davantage une marque qui lui propose souvent des informations de type articles, dossiers, interviews sur son site. 59 % d’entre eux achèteraient d’ailleurs plus de produits et de services si elle propose un contenu de fond. Au travers des supports comme les blogs, les entreprises recevraient 67 % plus de prospects et 97 % plus de liens vers leur site internet, que celles qui ne le font pas. D’après le site en ligne du journal Les Échosspécialisé dans le business, le magazine féminin Marie Claire a effectué 30 % de son chiffre d’affaires au niveau digital en 2017, grâce à la stratégie de contenu de marques, soit le double par rapport à 2015. Conscientes des atouts du brand content, les marques et entreprises font preuve avec leurs contenus, d’originalité et de créativité pour attirer les consommateurs.

L’exemple atypique du brand content : Red Bull et les sports extrêmes

S’il y a bien une marque qui excelle dans l’art de manier le brand content, c’est Red Bull, boisson énergisante commercialisée par la société autrichienne Red Bull GmbH depuis 1987. Elle a réussi à mettre en place une stratégie essentiellement concentrée sur Internet et notamment sur les réseaux sociaux, pour devenir un réel média qui propose des actualités et des contenus dans un secteur en particulier. Avec son célèbre slogan « RedBull donne des ailes », la marque a voulu souligner ses valeurs et mettre l’accent sur un style de vie centrée sur l’énergie, le sport et la performance. Elle a donc choisi les sports extrêmes comme la Formule 1, le parachutisme, le vélo freeride, ou encore le Wingsuit (discipline de glisse en vol effectué à l’aide d’une combinaison de saut souple en forme d’aile, ndlr).

Elle les utilise pour produire des contenus vidéo et photo sur les réseaux sociaux notamment sur Facebook, Instagram et YouTube. Avec la clé, environ 49 millions d’abonné(e)s sur la page dédiée sur la plateforme de Mark Zuckerberg, 10 millions sur Instagram et 8 millions sur le service de streaming vidéo. Autour de cette thématique, Red Bull crée et organise une variété d’événements sportifs d’envergures dans le monde entier comme le Red Bull Knock Out, course d’enduro sur sable, le Redbull Soapbox, une course de caisse à savon ou encore le Red Bull Cliff Diving, un concours de plongeon en milieu naturel ou urbain comme le port de La Rochelle. Elle est devenue partenaire d’une centaine d’athlètes emblématiques. En plus du sport, la marque s’est diversifiée dans d’autres domaines comme la danse, la musique et les jeux vidéo avec notamment la création de la structure Red Bull Gaming et Red Bull Records, une maison de disques. Une stratégie de brand content qui marche puisqu’aujourd’hui, l’entreprise reste le leader incontesté sur le marché des boissons énergisantes avec 36, 5 % de part de marché en volume en 2017 contre 26,8 % pour Monster Energy, marque concurrente appartenant à Coca-Cola European Partners.

Comment construire une stratégie de contenus de marque efficace ?

Si vous souhaitez construite une stratégie de contenus de marque puissante et efficace, il faut suivre plusieurs règles. Il faut alors mettre en place une ligne éditoriale qui prend en comprend le positionnement de la société, son style, son ton et ses valeurs ainsi que le storytelling à entreprendre. D’abord, celle de définir les thématiques à traiter en fonction de vos souhaits et des besoins de vos clients cibles. Il est préférable de choisir un thème qui est en lien avec votre activité, qui illustre l’identité de votre entreprise ou marque ainsi que les produits et les services que vous proposez.

Ensuite, votre stratégie de brand content doit impliquer une production de contenu rapide et efficace de façon régulière pour susciter l’attention des consommateurs. Mais la quantité ne doit pas prendre le pas sur la qualité. Vous devez alors à la fois divertir, informer et partager tout en étant original, créatif et innovant. Dans ce cas, il existe plusieurs procédés pour démarquer de la concurrence. C’est notamment le cas des articles de forme, contenant des contenus écrits faibles et qui privilégient les formats vidéo et photo ou encore les articles de fond qui se concentrent sur une thématique définie et à forte valeur ajoutée. Un newsjacking qui se définit par un contenu réalisé en lien avec l’actualité, peut s’avère également utile.

Enfin, il faut réfléchir sur quel support votre campagne de brand content sera susceptible de produire de l’audience : il y en existe plusieurs comme les sites et blogs, les plateformes professionnelles de type LinkedIn ou encore les réseaux comme Instagram, YouTube ou Twitter. Dans le cas où vous considérez que la mise en place de cette stratégie vous prend trop de temps, associez-vous à des agences de communication et de publicité spécialisée dans le contenu de marques, ils vous aideront et vous proposeront des solutions efficaces.

Source : dynamique-mag.com

2018-12-03T13:36:35+01:003 décembre 2018|Catégories : ETI, Marketing, PME, TPE|Mots-clés : , , , |0 commentaire

Que veut dire «l’agilité» en entreprise, ce mot fétiche de Macron ?

Méthodes agiles, agilité d’une entreprise… Ce terme, omniprésent dans le jargon dit «corporate», est également très utilisé par la Macronie. Voici l’histoire de cet élément de langage apparu en 1990 aux États-Unis.

C’est une dérive langagière dont les variantes sont entendues à longueur de journée au bureau. Très à la mode, l’«agilité» aujourd’hui prônée par de nombreuses entreprises – devenue synonyme de réactivité et d’adaptabilité – tire en réalité son origine de méthodes bien précises, inventées pour le secteur du développement informatique. Les méthodes «agiles» sont apparues «au milieu des années 1990, dans le monde du développement logiciel aux États-Unis», explique à l’AFP Véronique Messager, elle-même «coach agile» et auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet.

Elles ont été inventées pour remédier au «décalage observé entre les attentes des utilisateurs et les applications livrées», explique cette spécialiste. Un décalage notamment dû à un «effet tunnel» dans le développement, pratiqué auparavant «en silos et de façon séquentielle», avec des phases d’analyse, de conception, de développement, puis de tests qui se succédaient indépendamment. Initialement, «une douzaine de méthodes agiles» existaient: Scrum – la plus connue -, XP-eXtreme Programming… Leur point commun: «le découpage du projet en petites étapes ou itérations de quelques semaines», détaille Véronique Messager. Le contenu de ces «sprints» est défini par l’équipe elle-même, après estimation de la complexité de chaque tâche.

Arrivée en France vers 2010

Dans la pratique, cela se traduit par divers «cérémoniaux», raconte Laurent, développeur depuis seize ans. Lors de «daily meetings» (points quotidiens) chacun expose pendant «5-10 minutes» le travail fait la veille et «les points de blocage». Des «démonstrations» du logiciel sont organisées chaque semaine pour tous les acteurs du projet. Des ateliers «ludiques» réguliers, souvent à base de pense-bêtes multicolores, permettent enfin de faire le point sur l’avancement.

Le «manifeste pour le développement agile de logiciels», signé en 2001 par dix-sept experts de l’informatique, érige la satisfaction du client en priorité, recommande de livrer «fréquemment un logiciel opérationnel», et prône «l’adaptation au changement plus que le suivi d’un plan». Pour y arriver, le manifeste prêche pour la «confiance» envers des «équipes auto-organisées», en privilégiant «le dialogue en face-à-face». «Les utilisateurs (…) et les développeurs doivent travailler ensemble quotidiennement», ajoute-t-il.

Arrivées en France «au début des années 2000», les méthodes agiles ont connu un essor «au début des années 2010», selon Véronique Messager. Elles se sont alors répandues au-delà de la sphère du développement, pour toucher «le marketing, les ressources humaines»… De ce fait, «aujourd’hui, on parle davantage d’approche agile ou de pratiques agiles». Le terme est fréquemment employé par le président Emmanuel Macron ou ses ministres. En 2016, le Medef avait réclamé un «contrat de travail agile», plus facile à rompre par l’employeur. Dès septembre 2017, Le Figaro avait repéré que certains éléments du jargon du président Macron était celui d’un manager d’une entreprise du CAC 40, du «team building» aux cabinets «sous-staffés» en passant par le «top down».

Source: Le figaro

2018-08-08T10:27:23+02:008 août 2018|Catégories : Coaching, Communication, ETI, GE, Management, PME, TPE|Mots-clés : , , |0 commentaire

Comment accélérer la digitalisation des TPE et PME ?

L’appétence des petites et moyennes entreprises françaises pour la digitalisation n’est toujours pas franche et massive. Acculturation et formation sont les deux axes, développés notamment par les CCI, pour accompagner leurs efforts de transformation digitale.

En octobre 2017, Bpifrance Le Lab révélait les résultats d’une vaste enquête sur la digitalisation des PME et ETI auprès de 1 800 dirigeants. Il en ressortait un chiffre inquiétant : 87% d’entre eux considéraient que la transformation digitale n’était pas une priorité stratégique. Il faut cependant nuancer, car si les Sceptiques (38% des répondants) demandent encore à être convaincus, les Apprentis (52%) et les Conquérants (les 10% restants) ont compris l’importance du phénomène, voire déjà engagé un projet de transformation numérique dans leur entreprise.

Les CCI au premier plan

Yann Orpin, le président de la CCI du Grand Lille, appuie ce constat dans sa région des Hauts-de-France où 90% des 180 000 entreprises sont des TPE et des PME. « Nous sommes maintenant dans une phase de demande où les entreprises ne se posent pas la question « Est-ce que je devrais me transformer ? », mais « Comment puis-je me transformer ? ». Nous sentons que les entreprises bougent, mais pas encore à la vitesse où elles devraient », estime-t-il. La CCI du grand Lille prêche la transformation digitale par l’exemple, comme celui de ce centre de contrôle technique qui a développé son activité en proposant des offres avantageuses aux heures creuses, le tout piloté en ligne.

Depuis 2013, la CCI du Grand Lille s’est associée à Google pour accélérer l’effort de formation. Ainsi, en 5 ans, Google a formé 13 500 entreprises en Hauts de France, en ligne sur le site g.co/AteliersNumeriques et lors d’ateliers de plusieurs jours délivrés au sein de la CCI Grand Lille. Parmi les entreprises formées, près de la moitié déclarent avoir vu un impact positif sur leur activité 3 mois après la formation (trafic, chiffre d’affaires). Parmi les modules proposés dans les Ateliers Numériques de Google, les plus demandés aujourd’hui sont : « comment construire sa marque sur Internet » et « le référencement naturel ». L’intelligence artificielle et la data sont les prochains sujets dont Yann Orpin souhaite se saisir.

Des parcours de formation personnalisés

En Ile-de-France, Valérie Levy est chef de projet chargée de l’animation du showroom Les Digiteurs à la CCI Ile-de-France. « Tout converge pour que les chefs d’entreprise entendent le message de la transformation digitale. Mais ils ont très peu de ressources en interne », constate-t-elle. « Dans le cas des porteurs de projets qui sont souvent en reconversion à mi-carrière, ce sont des quarantenaires sans expérience digitale. Nous nous adaptons à eux. Dans notre formation « 5 jours pour entreprendre », une demi-journée est consacrée au digital. En janvier et en mai, nous avons organisé trois jours d’ateliers avec Google qui ont connu un grand succès. Nous recommençons à la rentrée. »

Meet My Mama formé par les Ateliers Numériques de Google

Les Ateliers Numériques de Google s’adressent aussi bien aux TPE qu’aux créateurs d’entreprises et aux porteurs de projets. Comme le montre l’exemple de Meet My Mama. « Nous sommes la première plateforme de traiteur qui regroupe des cuisines du monde entier pour proposer à nos clients entreprises un voyage culinaire avec des plats faits maison avec amour », explique Loubna Ksibi, sa co-fondatrice. En 18 mois, sa société a séduit 200 entreprises et organisé 500 événements dans la région parisienne. Diplômée d’un master Innovation, Réseaux et Numérique de Paris Dauphine, elle se rend pourtant compte qu’il lui manque des compétences en référencement, indispensables lorsque l’on veut créer une marque forte. Formation qu’elle reçoit grâce aux Ateliers Numériques de Google.

Puis l’aventure avec Google continue. « Les mamas sont notre réseaux de prestataires. Ce sont des femmes émigrées, réfugiées ou expatriées qui rêvent de vivre de leur cuisine malgré les nombreuses barrières. A côté de l’activité économique, nous avons créé Empower My Mama pour leur permettre d’augmenter leurs compétences dans les techniques d’hygiène, la prise de parole en public ou le numérique », explique Loubna Ksibi. Récemment, 20 mamas ont suivi une formation avec un coach de Google. Au programme, créer une adresse électronique pour recevoir les bons de commande, maîtriser les agendas partagés pour indiquer leurs disponibilités, manier les outils collaboratifs pour échanger des documents avec l’équipe de Meet My Mama.

Source: La Tribune

2018-07-02T15:57:31+02:002 juillet 2018|Catégories : Digital, PME, TPE|Mots-clés : , , , |0 commentaire
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